• J'étais, depuis quelques jours, embarrassé par des problèmes de fonctionnement de mon blog de chez Blogger, bugs que m'ont signalés des lecteurs. Merci à eux ! Ne parvenant pas à me dépatouiller, je déteste rester bête devant une machine. Je suis tout le contraire d'un geek; et de plus je suis vexatile, fier et tête de cochon.
    J'ai donc pris les affaires en main, et voilà : 
    J'ai créé hier (après avoir reçu des conseils d'A......O, pour ne pas la nommer !) mon nouveau blog, chez Eklablog : 
    http://ecrimagineur.eklablog.fr/
    Ce blog n'est pas accessible pour l'instant car il est en cours d'enregistrement. Donc patience, patience ...
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  • Le cri.

    On lui avait pourtant dit, pourtant, au Fernand, de ne pas sortir… Mais son fils avait tant envie de cette formation à l'école maritime. Il avait rêvé du noble métier de marin-pêcheur, il adorait tout ce qui touche de près ou de loin à la mer.
    Le ciel était mauvais, pourtant, on le lui avait dit, à Fernand. Mais Joël avait déjà fait son sac, préparé sa plus belle tenue du dimanche, celle qu'il ne porterait plus par la suite que pour les obsèques dans la famille, la petite, ou la grande, des marins du petit port.
    Le ciel était mauvais, très mauvais. Mais il se devait, s'était promis, d'aider Joël à bien démarrer dans la vie, à ne pas être gêné devant ses camarades, à tenir son rang. Il aurait tout le temps de rembourser, après quelques bonnes sorties en mer.
    Les femmes et les hommes, "réunis séparément", selon la coutume, devisaient tête penchée ; leurs mots étaient rares et pesants.

    Joël avait appris, par les attroupements dans les rues. Il était resté de marbre, blanc comme un linge, comme les robes de sa mère et des autres femmes. Immobile, il avait écarté les bras, levés vers le ciel, l'air hagard.
    Et le cri. Un hurlement bestial, nourri d'épouvante et de douleur mortifère, avait jailli de sa gorge, du plus profond de son être, interminable, secoué de râles étouffés. Puis s'éleva une longue plainte, qui quémandait, qui suppliait. Il criait à l'aide, au secours, appelait d'une voix misérable au soutien de la communauté et à la solidarité maritime.
    Le jeune homme était resté un long moment à genoux, le front contre le sol, totalement immobile, puis s'était levé, très lentement. Il semblait vouloir donner à son mouvement la mise en scène la plus noble et la plus sincère possible.
    Il lui devait bien ça, au père.

    Loïc, sur un sujet de l'atelier Miletune.

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  • Pierre Denic, De Molène à Sein

    Amoco Cadiz (acrostiche).



    Arrogants, sans scrupules,

    Misérables, assoiffés de dollars,

    On ne veut pas y croire.

    Catastrophe, apocalypse, pas de mots…

    On oublie tout, et on recommence.

    Citadins, en bottes dans le coaltar.

    Abasourdis, accablés.

    Désespérance.

    Il y en aura d'autres ; la puanteur s'est invitée en ville.

    Zèle insensé dans la course aux profits.


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  • « Ma pomme, c’est moi, j’suis plus heureux qu’un roi … »
    Pauvre pomme, mais tu délires, là, ou quoi ? Tu t’es regardé ? une gueule d’empaffé, difforme, à faire peur ! « Tu aimes boire un p’tit coup », je sais. Tu parles, un p’tit coup … Question de point de vue.
    Ton visage bouffi mange tes yeux. Plus de foie, la gogo, la goutte ; il ne reste presque plus de sang dans ton alcool, et la treille te pousse à présent par les oreilles, y trouvant son terreau. Sur ton menton coule un vague méli-mélo de tous les nectars et les tord-boyaux que tu re-distilles. Le diabète et l’obésité te guettent. Tes maîtres : pinards, jajas, picrates, cidres, poirés, lambig* …
    Nous t’attendons, pour bientôt, l’ami.
    Bienvenue au Club des Picolos
    « Mais non, Jeff, tu n’es pas seul … »

    J'ai emprunté ce sujet au blog de l'atelier d'écriture "Miletune", ICI 
    * "lambig" : eau-de-vie de cidre en Bretagne, équivalent au calvados normand.
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  • Bouteille à la mer
    Un sable si doré, des lumières d’Outremer, des rouleaux, enchanteurs pour un surfeur… Me voici, seul, et un doux bruit, répétitif, de roulement crissant près de mon oreille éveille ma curiosité, me sort de ma torpeur. La bouteille semble retrouver le geste du viticulteur, qui la tournait régulièrement pour bonifier son nectar. Mais ici elle se laisse délicieusement bercer par le flux et le reflux, et son bouchon fendillé semble même sourire lorsqu’il vient me titiller les orteils.
    Mais… une bouteille à la mer, c’est fait pour un message, non ? C’est fait pour qu’on y découvre une vérité importante, la « phrase de la vie » d’un être au bord du gouffre, un dernier espoir…
    Je l’ai ouverte, vite (impossible d’y résister, bien sûr), j’ai déroulé le parchemin, puis, encore plus vite, je l’ai replacé, j’ai rebouché et jeté au loin la bouteille, dans l’eau, où elle a disparu…
    J’ai pris mes affaires, je m’en suis allé.

    Ah, oui… j’avais lu : « S’il vous plaît, laissez moi tranquille… »
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  • De jour en jour,
    D’instant en instant,
    Insupportable, invivable
    La vie, ma vie,
    Notre vie.
    Barricadés,
    Agressifs comme jamais.
    La méfiance, le désamour,
    La peur, la haine.
    Mutisme meurtrier.
    Menaces.
    Oseras-tu ?
    Une paix encore possible ?
    Obstinations à jamais.
    Plus de premier pas.
    Je pars,
    Rentre donc dans ta coquille.
    Je m’en vais, ne tire pas.
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  • ENIGME


    Je me dirigeais lentement, tout à l’heure, vers ma salle de bain, m’aidant selon l’accoutumée de ma canne anglaise, dorénavant compagne de mes jours.
    « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre nous s’en souviennent. »Et toi ?

    Et toi ? Cette phrase, jetée aux imaginations débridées d’un atelier d’écriture, représentait pour moi, sur-le-champ, une véritable énigme.
    Le rasoir en main, j’enchaînais les gestes automatiques, rituels. Puis les questions surgirent : Quand deviendrais-je un adulte ? Qu’est-ce que c’est, une grande personne ? De quoi dois-je donc me souvenir ? Quand je serai grand, aurai-je encore besoin de me raser ? Pourquoi mes copains de belote disent-ils toujours « dans le temps » ? Pourquoi sourient-ils tous avec un air si doux lorsque je parle de ma maman, lorsque je la supplie de rester ?
    Pourquoi mes frères et sœurs ne sont-ils plus jamais à la maison ? sont-ils fâchés ? La dernière fois que j’ai vu mon grand frère, dans la grande maison, il m’a dit sévèrement d’arrêter de lui casser les pieds avec mes histoires. J’ai été consolé par ma sœur, qui m’a appris à faire du tricotin, en compagnie des pépés et des mémés qui me fixent du regard. J’ai du mal à manipuler cet appareil, mes doigts sont tout maigres et tordus, Martine l’infirmière dit que c’est la faute à l’arthrose.
    Martine nous parle parfois du Petit Prince, que j’aimerais bien connaître. J’aimerais bien savoir parler comme lui, comme une grande personne.
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  • SANG

    Le joli coeur des émoticons n'a pas sa place ici.
    Arraché, écorché, sanguinolent, est-il la douleur du désamour, ou l'enthousiasme des combats déjà perdus ?
    L'homme, rouge de plaisir, en proie à une émotion inconnue, abandonne ce lieu, repaire où il s'est englouti - combien de jours ? 
    Propre, Vidé. Comblé.
    Adieu, le loft.



     Emprunté à Philippe Ravisy, sur un réseau social

    Street Art. Lonac, artiste polonais. "Histoire de cœur" peinte sur un mur de Zagreb en Croatie. Il existe une version animée de cette photo sur laquelle on voit le cœur battre et le sang circuler dans les tuyaux. A trouver sur le site de Lonac : http://lonac.blogspot.fr/
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  • Bruxelles / Paris

    Amour-hésitation,
    Hésitations,
    Entre les deux mon cœur balance ?
    Naissance, racines,
    Mais vraie vie, culture ;
    Paris ma maîtresse,
    Bruxelles ma mère.
    Puis combats internes, nébuleux,
    Fiévreux, débats entre moi et moi,
    Le Choix, impérieux ;
    Elans, virements de cap,
    Autre ailleurs, autre ton,
    Blessures à vif,
    Abandons et remises aux calendes
    Des nouveaux espoirs.
    Prendre la bonne dérive.
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  • « J’invente un article d’encyclopédie pour un nom formé par une juxtaposition de syllabes… »


    TIBRUISISTOR (Urbain)
    Bécon, 1905; Mururoa, 1999.
    Physicien français, ayant voué son existence à la recherche expérimentale des phénomènes électro-acoustiques. Souffrant dès sa plus tendre enfance d’une intolérance au vacarme de son village, il s’ingénia à tordre dans tous les sens des sonotones, pour inverser leurs propriétés intrinsèques. Ainsi, tous les bruits, même les plus petits, se trouvaient étranglés…
    Après son décès, on apporta des améliorations à son invention: les bruits désagréables furent non seulement très assourdis par la torsion des sonotones, mais de plus ils étaient transformés en sons agréables, qui donnaient aux auditeurs l’envie de danser en se trémoussant… : Le transistor était né.
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  • Chaque matin, chausser mes lunettes, mettre en bonne place mes aides auditives,
    Me raser de près, déguster le parfum et le coup de fouet de l’après-rasage,
    Faire entrer le soleil, radieux, et applaudir !
    Descendre l’escalier,
    Adorer la course du chien qui me voit, jappe en remuant frénétiquement la queue,
    Accrocher mon regard au tableau de photos
    De nos enfants et petits-enfants,
    A la place d’honneur dans la grande salle.
    Entendre à la radio
    La litanie des infos affligeantes
    Qui font naître en moi les angoisses,
    Les palpitations de mon cœur
    Qui ne demandait qu’à aimer.
    Décider cependant de continuer avec mes petits moyens
    De lutter pour que le monde aille mieux.
    Croire qu’il va déjà mieux.
    Recevoir comme une offrande
    L’écoute et les quelques mots d’empathie
    De mes proches et de mes amis,
    Simples, courts, touchants.
    Ressentir enfin mon cœur qui bat la chamade …
    Loïc
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  • <figure class=" ob-pull-center ob-media-center ob-img-size-300 "> </figure>Oui, « twins » : Ce sont des jumelles. Cela crève les yeux. Elles passeraient presque inaperçues, pour quelqu’un qui déambulerait devant la vitrine.
    Sourires éclatants, ou … qui le furent. Figés, glacés, morts, en fait.
    Fred (Frédéric, ici, Freddy jadis) a rapporté de son bled près de Chicago une photo de ce couple, lorsque son saloon a fait faillite. Il avait alors décidé, sur un coup de tête (et aussi par prudence, car la police fouinait un peu trop souvent dans le coin), de refaire sa vie. Paris, ses bars américains … pourquoi pas ?
    Il avait toujours été barman, alors dans ce quartier très passant la reconversion ne fut pas difficile, facilitée, même, par l’accent bien marqué du « cow-boy » du secteur…
    « ça y est, les filles, j’arrive ! » et il accourt à leur table, présentant sur son plateau deux grands verres de milk-shake. Mais… ils sont tout à fait immobiles, pas le moindre frétillement, la mousse, sur le dessus, reste inerte !
    Du plastique. Fred a eu une idée géniale (la preuve en sont les attroupements réguliers devant la vitrine, et les entrées de clients qui s’ensuivent) : Faire de la pub, trouver un truc original … : La photo des miss ! Il y a mis le prix, mais a vite amorti son investissement : Voici les clientes inamovibles, statufiées, œuvres d’un artisan du Musée Grévin !
    Il aime « raconter ses twins », à ses plus fidèles clients, et, par la même occasion, se faire jouer la corde sensible de la nostalgie des States qui le gagne parfois, certains soirs.
    Il laissait avec malice planer un doute sur ces femmes – qu’il avait finalement connues d’assez loin, car elles plus souvent dehors … : Elles attiraient, car elles jumelles, OK, mais elles étaient aussi les plus réputées des cougars du quartier.

     (Thème dans l'atelier "Miletune")
     
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  • Je m’ennuie à mourir ...

    L’homme pénètre dans le grand hall, « parc d’expositions de … ».La salle est pleine comme un œuf, un mouvement de foule, une ola de terrain de foot se mettent en branle. Et ce cri ! Des milliers de voix, en un accord impressionnant qui gonfle les poitrines, sonnent comme un tonnerre.
    « Je te l’avais bien dit, s’exclame mon ami Gilbert, cet homme est l’homme du siècle, celui qui va nous sortir enfin de cette situation, ce marasme nous ne parvenons pas à vaincre ! »
    Nous avons fait le déplacement, fougueux et débordant de militantisme. Notre volonté est enfin assouvie : Il est là ! Nous avons, bien sûr, écouté presque toutes ses déclarations, suivies aussi sur Internet … Nous nous sommes même laissés aller à devenir friands des (rares) rencontres involontaires entre les magazines people et lui …
    Des bousculades, des discussions enfiévrées entre les spectateurs qui ont trouvé une place assise, des interventions imparables et musclées des services de sécurité … Nous connaissions la notoriété de ce leader politique, montée en flèche depuis un an, mais à ce point …
    Un air de musique reconnu par tous, et repris immédiatement en chœur, sort d’une énorme sono. Notre candidat à la présidence de la République entre en scène sous les vivats. Agitant les bras, il s’approche du micro, et le saisit comme s’il l’écrasait dans son poing.
    Alors peut commencer la musique … Oui, une musique, sur tous les thèmes, douce, ou  enjouée et entraînante, et enfin assourdissante, violente, telle un air militaire. Elle rythme ses arrêts dans le discours, semble nous intimer l’ordre d’applaudir. Le meeting est réglé à la seconde près. Le discours a pris son rythme de croisière, et je ressens une sorte de gêne, de malaise : « Mais je connais tout cela par cœur, j’ai lu toutes ses publications … » Les arguments, les critiques, tournent en rond, ressassés, rabâchés depuis des mois. Un ronronnement s’installe, je me prends à disperser mon attention. Mon regard se porte bientôt sur le décor de ce qui m’apparaît tel un théâtre bien agencé, avec ses à-coups, ses effets de manches, ses déplacements sur la scène. Les mots sont articulés superbement, il pratique merveilleusement l’art de la rhétorique, mais il me semble, de plus en plus fort, que sa posture de tribun n’est pas utile ici où le combat de la persuasion est déjà gagné. Les phrases coulent et roulent, ciselées, percutantes. Mais que se passe-t-il ? Tout cela me paraît soudain très redondant, déjà vu et entendu, et, bientôt, surfait. Je me fais sans doute des idées, mais c’est monotone, lassant, et même irritant.
    Il est à présent plus attaché à la mise en scène qu’au contenu de son discours. Stupéfait, je regarde Gilbert : il éprouve certainement le même sentiment, un terrible ennui !
    Il transpire, comme habité, auto-subjugué. Moi j’ai le dos en nage, mais c’est la chaleur de la salle. …  Je me surprends à bailler et à m’enfoncer dans mon siège : Attention, surtout, ne pas m’endormir !
    Je tente de me concentrer en effectuant un panoramique sur les drapeaux déployés, les affiches (combien en ai-je collé ?), les banderoles, les slogans.
    Il pose sur certains militants un regard aigu : Il personnalise, individualise … Il en deviendrait un gourou ! Qui a parlé de « culte de la personnalité » ?
    Le discours touche à sa fin. Applaudissements déchaînés, hymnes, rappels (oui, comme pour un jeune chanteur !)
    Je me frotte le cou, crispé. Déçu, dépité.
    Le tribun est épuisé, lessivé comme un boxeur. Pantin désarticulé.
    Dans le tumulte général, une seule préoccupation : où ai-je stationné ma voiture ?
    Loïc
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  • Dans la consigne de la semaine 01 de 2016, sur le blog de Miletune
    cette image, et ce mot : caprice ...



    Illusions d’optique

    Ils vivent depuis quelques mois dans un rêve, ou plutôt un cauchemar.
    Papa est en bas, qui fait du rata, faut bien pour survivre.
    Maman est en haut, qui joue du piano, elle ne fait rien d’autre de ses dix doigts. Perdue, déboussolée depuis leur séparation.
    La petite – ils ne l’ont jamais nommée autrement – s’est réfugiée, selon ce qui est désormais une habitude, assise sur le rebord d’une marche de l’escalier. La marche en bois, plus confortable que le carrelage « Lustucru », glacial.
    Il vit en bas, elle en haut, et survivent. Seules persistent de rares adresses à la petite, pour des besoins vitaux élémentaires. Parfois (mais si difficiles à arracher) des mots qui s’efforcent, du bout des lèvres, d’exprimer un soupçon de gentillesse, ou même d’affection. Bien obligés, ils sont ses parents … L’enfant ne répond que par des chuchotements à l’oreille de Nounours.
    Ils n’ont pas encore compris, ou admis, que ce n’est pas un caprice ! Elle se lancerait bien à leur cou, mais … dans quel sens ? se trouve-t-elle en haut ou en bas de cet escalier ? le baiser, à maman, ou à papa ?
    Même glisser, à ses risques et périls, à califourchon (elle aime beaucoup ce mot !) sur la rampe ne la mènera nulle part : Deux forces contraires s’annulent.
    Loïc

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  • greves_sardinieres-reduc
    Manifestation des sardinières de Douarnenez - 1924
      
    Nous sommes de celles qui …

    Si vous me connaissez, vous savez que je suis un homme, et … moi aussi, je le sais ! Mais, à l’atelier, les « filles » ont dû aujourd’hui débuter un texte par « Nous sommes de ceux qui … », et les « garçons » par …
    ………………………………
    Nous sommes de celles qui se taisent toujours.
    Nous sommes de celles qui portent le bâillon éternel.
    Nous sommes de celles qui subissent, « consentantes » car éduquées ainsi.
    Nous sommes de celles qui se sont violemment débattues, pour être de ceux qui régissent, ordonnent, asservissent.
    Nous sommes de celles qui se lèvent aux noms de Rosa Luxemburg, Louise Michel, de celles qui auraient certainement mené les combats des suffragettes.
    Nous sommes de celles qui veulent aimer l’humanité, de celles qui veulent aimer, librement, de celles qui veulent, ou ne veulent pas, enfanter, librement.
    Nous sommes de celles pour qui les engagements féministes ne sont pas incompatibles avec la féminité, la douceur, la tendresse.
    Nous sommes de celles qui peuvent et savent accepter la tête de l’homme sur leur épaule.
    Nous sommes de celles et de ceux qui sont conquis par le regard d’un petit enfant.
    Loïc







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