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  • Mais que lui est-il donc arrivé ?

    Mais que lui est-il donc arrivé ?

     

    Lulu parvient au terme de son habituelle sortie avec les élèves, dans les sous-bois de Penfoulic. Elle est tout à fait à son affaire, et elle déguste le partage de son savoir avec les têtes blondes qui boivent ses paroles, les yeux écarquillés.

    - Oh, Lulu, regarde ce petit arbre ! Il est drôle, tout tordu; on dirait qu'il a choisi une direction quand il était jeune, et qu'il a ensuite changé d'avis !

    - Mais non, Kevin, tu sais bien que les plantes ne font pas, tout de même, ce qu'elles veulent ... Je vais vous raconter ce que m'en ont dit les champignons, un soir où je m'étais assoupie sur le sol, envoûtée par l'odeur suave de l'humus ...

    Vous connaissez, sans doute, la Belle, oui la Belle au Bois dormant, vous savez bien ? Ou plutôt vous pensez la connaître ...

    Un matin - elle était déjà ensorcelée depuis longtemps - elle se leva, en cachette, ayant décidé d'aller se dégourdir les jambes. Elle commençait en effet à s'éveiller de temps à autre, et alors ... elle s'ennuyait, s'ennuyait ! Elle se fatigua bien vite car elle n'était plus habituée à l'exercice, même très léger. Elle avait aussi pris beaucoup de poids à ne rien faire de ses journées. Bien essoufflée, elle trouva alors ce petit cyprès, et appuya son dos contre le tronc. Elle repartit à dormir, pour encore plusieurs dizaines d'années.

    Sous le poids de cette belle décidément bien grasse, le bois ne résista plus et finit par se ployer, se déformer, formant une assise dans laquelle elle se sentait très à l'aise, comme sur une selle de cheval.

    Mais l'histoire ne pouvait pas s'arrêter là. Le Prince (ne l'oublions pas, celui-là !) arriva (enfin !). Il la réveilla. Comment ? comme il put, cela ne nous regarde pas voyons. Elle lui expliqua tout ce qui s'était passé, et puis alors ils s'en allèrent, et puis ils se marièrent et pis ils eurent beaucoup d'enfants, et toute cette sorte de choses. Et nananère.

    Mais Lulu explique, ne voulant laisser les enfants dans cet état : "Vous avez vu ? Après le départ de la Belle, Dame Nature a repris ses droits : De façon naturelle, les arbres poussent verticalement, pour chercher le soleil, voyons.

    Bon, en route vers l'école."

    Loïc

     

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  • Dans les Monts d’Arrée… Argoat, le pays des forêts, accolé à Armor, celui de la mer.

     Cet homme est-il un marin, ou un paysan ? "Il a vécu, en tous cas", disent les voisins : un ours, oui, mais pas désagréable.

    Eternité

    Très solitaire, il ne demande rien à personne. Chacun le laisse vivre sa vie, et c'est très bien ainsi.

    Le Yeun Elez, entre Brasparts et Brennilis. Magie de la tourbe, des herbes rases, des rocs dépouillés. Un autre Connemara, dont les habitants comprennent même la langue gaélique. Magie des odeurs, des vents, des bruits inconnus. Présence intemporelle de l’Ankou, ce chef d’orchestre des légendes. Cet homme l'a rencontré. Tant de questions dans le regard, interrogations métaphysiques et ésotériques ...

    Magie inquiétante et obsédante de cette usine nucléaire, monstre inutile, incongru, insolent sous la voûte céleste pourtant si bienveillante, verrue inquiétante qui épouvante.

    Frayeur, panique, folie, impuissance, devant deux visions (opposées ?) du Monde ... Il pleurerait devant l'inconscience humaine. Mais est-il encore un humain ? Sa chute aux Enfers, il la doit surtout à sa rencontre avec l'Ankou, maître des lieux vides, maître de vie et de mort. Il va bientôt suivre, tête baissée, le pas lent des chevaux qui tirent la charrette ... 

     Eternité

    Un long hurlement s'envole vers la chapelle Saint-Michel de Brasparts.

     

     

    Pour en savoir plus, une vidéo, "Contes et légendes des Monts d'Arrée", ICI

     

     

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  • Citation trouvée dans le nouveau magazine "LE UN"

    «Le regard de la police est partout, et presque toujours son action se borne à voir. »

     
    Joseph Fouché, ministre de la police sous le Directoire, le Consulat et l’Empire (1759-1820)
     

     Citation trouvée dans le magazine "LE UN"

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  •  Un banc

      Les mulets remontent la rivière Steir,

      lentement, immangeables, 

      ici l'eau est douteuse.

      Elle serpente, paresseuse,

      vers sa grande soeur l'Odet.

      La place Terre-au-Duc est vide;

      Ni attroupement, ni manifestation,

      ni fête folklorique.

      il n'est pas l'heure, ce n'est pas le jour,

      ce n'est pas l'été.

      Seuls quelques commerçants redonnent

      peu à peu

      la vie aux pavés.

      Sur la rambarde les toiles d'araignée

      du matin scintillent entre les barreaux

      et tremblent doucement

      sous le souffle léger.

      La maraude de la Croix-Rouge

      est passée hier soir;

      le banc encore mouillé

    sera bientôt occupé

    par un homme allongé

    à ne pas déranger.

    il est six heures, Quimper s'éveille.

     

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  • En guise de premier texte, voici ... "le premier cadeau" que j'ai fait ! J'ai écrit ce texte dans le cadre d'un atelier d'écriture auquel j'ai participé pendant quelques années, à un moment de ma vie où, sans être encore retraité, j'avais énormément de temps libre à occuper ... Le sujet du jour était : "Le premier ..."

    ........................................................

    Premiers disques

           J’avais rapporté de chez ma tante, après son décès, un électrophone, énorme engin qui trônait chez elle près d’un antique phonographe à manivelle. Le « Voix de son Maître », à trois hauts-parleurs, servait jusque là à passer uniquement des disques de musique classique, que j’étais le seul des enfants à réclamer. Il fallait, en effet, ne pas bouger, rester assis, pour éviter de faire sauter le bras sur le précieux 33 tours « Deutsche Grammophon ».L’électrophone fit donc le trajet sur le porte-bagage de mon Solex, et fut installé dans la chambre des garçons. Puis, pour varier le répertoire musical, je décidai, puisque Noël approchait, de rassembler mes économies pour faire (pour la première fois) un cadeau à mes parents : un disque ! Problème : Je n’avais aucune idée de leurs goûts en ce domaine, en dehors de Tino Rossi, en ce qui concernait maman. Je fis rapidement l’impasse sur l’achat d’un 33 tours : trop cher ! Je fouillai alors, longtemps, dans les bacs des magasins des deux rues principales de Brest, hésitant sans cesse, me décidant, puis remettant l’objet en place… Puis je craquai enfin sur le disque idéal : La chanteuse, maman l’aimait bien. Le thème, c’était pour papa. Et allons-y, pour « Paris brûle-t-il ? », par Mireille Mathieu ! « Que l’on touche à la liberté, et Paris se met en colère… » Tout le monde, à la maison, connut très vite les paroles par cœur ! C’était un plaisir de voir mes parents qui écoutaient, appréciant autant l’originalité du cadeau que la musique.A cette époque, on comparait souvent Mireille Mathieu à Edith Piaf. Le verdict de ma mère était invariable : « Piaf chante mieux, mais Mireille est plus gentille, et de meilleure éducation… » Le premier disque que j’ai acheté n’était donc pas pour moi…Un peu plus tard, je parvins à m’offrir un 33 tours de Léonard Cohen, puis un double album (quel luxe !) de Paco Ibanez, et, encore à mes parents, « Non ho l’eta », de Gigliola Cinqueti !

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  • Bonjour les ami(e)s !

    Vous me connaissez, si, si : Je suis Loïc, du blog Ecrimages ( http://Ecrimages.blogspot.com ). Ici je suis Loiko (en esperanto), pour ne pas embrouiller les câbles en salle des machines.

    J'étais, depuis quelques jours, embarrassé par des problèmes de fonctionnement de mon blog de chez Blogger, bugs que m'ont signalés des lecteurs. Merci à eux ! Ne parvenant pas à me dépatouiller, je déteste rester bête devant une machine. Je suis tout le contraire d'un geek; et de plus je suis vexatile, fier et tête de cochon.

    J'ai donc pris les affaires en main, et voilà : 

    J'ai créé hier (après avoir reçu des conseils d'A......O, pour ne pas la nommer !) mon nouveau blog, chez Eklablog : http://Ecrimagineur.eklablog.fr

    Je poste un texte, à la suite de ce message, pour me rendre compte de ce que cela donne, et pour travailler sur la présentation.

    Alors (et c'est ici que cela se corse) je vous invite, suggère, ordonne de me faire des retours avec vos idées, vos propositions, etc.

    A ma connaissance, c'est rare que la création d'un blog se passe de cette façon : Nous verrons bien le résultat et les différences, partant de ce squelette ... Vous pouvez m'écrire dans la rubrique "contact", si vous le sentez.

    Je vais dès à présent poster uniquement ici, mais je laisse Ecrimages en vie.

    à bientôt donc ! avec mes meilleurs sentiments et mes remerciements.

    Loïc Loiko

     

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