• Orphée et Eurydice (suite ?)

    L' atelier « l'écume des mots »  est un groupe participatif : Chacun(e) peut y apporter ses idées, ses sujets de textes … Voici un texte, apporté par Jocelyne. Il faudra le continuer...

    ... Sa femme, Eurydice, l'une des Dryades, fut mordue au pied par un serpent. Elle mourut et descendit au royaume des Enfers. Orphée y descendit, et put, après avoir endormi de sa musique enchanteresse Cerbère, le monstrueux chien à trois têtes qui en gardait l'entrée, et les terribles Euménides, approcher le dieu Hadès. il parvint, grâce à sa musique, à le faire fléchir et celui-ci le laissa repartir avec sa bien-aimée à la condition qu'elle le suive et qu'il ne se retourne ni ne lui parle tant qu'ils ne seraient pas revenus tous deux dans le monde des vivants. Alors qu'Orphée s'apprêtait à sortir des Enfers, n'entendant plus les pas de sa bien-aimée, ...... il se retourna .......

    … Il se retourna, se reprit : « Je dois tout faire pour la retrouver, elle ne peut pas être bien loin. C'est ma faute, je n'ai jamais su lui parler doucement, je n'agis et réagis que comme un gros bulldozer… ! »

    Il s'assit sur l'étroit banc jaune en plastique, et dut pousser un peu l'homme qui mordait à pleines dents dans un sandwich douteux, en bavant sa bière en boîte malgré le froid. Orphée se secoua, il eut l'impression de se réveiller. Il était presque une heure du matin, le métro était sur le point de fermer, le panonceau de la station « Les Enfers » était déjà éteint.

     Il se cala sur le banc, désespéré. Mais une voix douce s'éleva, chantante comme celle d'une sirène :

    - « Orphée, Orphée, où es-tu ? Ne me quitte pas, mon amour !

    - Oh, Eurydice, tu es vivante, et ici présente ? Quelle joie, quel bonheur ! Mais comment puis-je te rejoindre ?

    - En fait ... il faut que je te dise ... : Je ne suis pas certaine, finalement, de vouloir continuer avec toi… « Souvent femme varie, tu vois, et bien fol est qui s'y fie ...

    - Mais, Eurydice, tu ne peux pas…

    - Je le peux, Orphée. Les femmes ont à présent la maîtrise de leur vie, tu sais… Mais si tu ne peux vraiment pas te passer de moi, alors… Suis les panneaux « les catacombes ». À bientôt. »

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Janvier à 06:57

    errance dans la vie, errance dans l'amour, quête d'amour en nos vies, et nous ne prenons conscience de toutes nos richesses que lorsqu'elles ont disparu ... 

    amitié .

    2
    Vendredi 11 Janvier à 07:39

    Bien trouvée la transposition dans le métro, ça donne un texte déjanté assez réjouissant!

    3
    Vendredi 11 Janvier à 08:46

    Très belle suite mythologique !

    4
    Vendredi 11 Janvier à 11:32

    Dès que je peux déjanter, ça roule (ou non).

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