On m'dit, et on insiste, car on ne me veut que du bien : Mais vote donc, il faut voter !
Et si je ne vote pas, je serai un antisocial, un je-m-en-foutiste, un suppôt (de qui, déjà ?),
un égoïste dégoûté par tous les mots en -iste ...
Pourtant, je devrais, peut-être ? ...
Je me tâte, je me tâte,
car (même si ce n'est pas une excuse) :
J'ai commencé à "entrer en politique"
en 1968 (tiens, tiens !)
Après avoir milité dans cinq partis,
(mais pas en même temps),
J'ai laissé récemment place aux jeunes,
et, quand je vois ma fille dans la rue, je me dis
que je n'ai pas fait que des c... !
Pour la première fois je me demande si je vais voter demain,
ayant pourtant toujours jeté mon bulletin dans l'urne.
Défection ? indécision ? pas voter en mai, grosse burne en août ?
Non. Paumitude et profond désenchantement.
Bon. "Si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres !"
AUX URNES, CITOYENS
Mais chut : la campagne est terminée depuis hier, boudiou.