Une femme qui m'a marqué …
Sa voix chaude, souvent grave, pouvait aussi être profonde et pleine de chaleur humaine. Elle a enchanté mes études et mes rêveries solitaires à la maison. On l'entendait partout, à une période où les smartphones, MP3 et autres étaient du domaine de la science-fiction. Philips venait de sortir les mini-K7, un luxe pour la plupart d'entre nous.
Elle me semblait universelle, et il m'était inconcevable qu'elle puisse ne pas plaire. Je crois bien que j'en étais un peu amoureux… Non, j'en étais fou perdu !
Elle chantait les espoirs, les luttes que je rêvais de partager à deux.
Me revient à l'esprit un concert qui avait duré une bonne partie de la nuit, en direct à la radio durant le bombardement de Hanoï, que nous vivions en empathie totale, elle et moi.
Merci, Madame Joan Baez, pour ce moment inoubliable qui a marqué mes 18 ans, « au point de m'inciter à faire de gros efforts pour progresser en anglais » avait dit le prof !