Dites, Mademoiselle, je vous appelle car je m’étonne de ne pas vous trouver à l’endroit convenu. Je suis désolé, croyez-le bien : cela fait à présent près de deux heures que je me languis, et cela m’étonne de votre part. Votre profil, sur Internet, et vos messages, ne me laissez pas présager une telle attitude.
Un peu plus tard…
Tu m’as filé un lapin, je suis debout à me geler en faisant le pied de grue, j’en ai marre. Tu aurais pu t’excuser si tu avais un problème, petite écervelée (et je suis poli) !
Encore plus tard …
Allô ? Ouais, je suis encore ici au même endroit, ras-le-bol ! Il pleut comme vache qui pisse, tout me dévale dessus sur ces pavés de malheur, et si encore j’avais la lumière, mais ce sacré lampadaire est en panne, évidemment…
Ne viens plus, petite grue : je ne serai plus là, et il vaut mieux que l’on ne se rencontre pas quand je serai sur le chemin de chez moi, car je ne réponds plus de rien.
