L' atelier « l'écume des mots » est un groupe participatif : Chacun(e) peut y apporter ses idées, ses sujets de textes … Voici un texte, apporté par Jocelyne. Il faudra le continuer...
… Il se retourna, se reprit : « Je dois tout faire pour la retrouver, elle ne peut pas être bien loin. C'est ma faute, je n'ai jamais su lui parler doucement, je n'agis et réagis que comme un gros bulldozer… ! »
Il s'assit sur l'étroit banc jaune en plastique, et dut pousser un peu l'homme qui mordait à pleines dents dans un sandwich douteux, en bavant sa bière en boîte malgré le froid. Orphée se secoua, il eut l'impression de se réveiller. Il était presque une heure du matin, le métro était sur le point de fermer, le panonceau de la station « Les Enfers » était déjà éteint.
Il se cala sur le banc, désespéré. Mais une voix douce s'éleva, chantante comme celle d'une sirène :
- « Orphée, Orphée, où es-tu ? Ne me quitte pas, mon amour !
- Oh, Eurydice, tu es vivante, et ici présente ? Quelle joie, quel bonheur ! Mais comment puis-je te rejoindre ?
- En fait ... il faut que je te dise ... : Je ne suis pas certaine, finalement, de vouloir continuer avec toi… « Souvent femme varie, tu vois, et bien fol est qui s'y fie ...
- Mais, Eurydice, tu ne peux pas…
- Je le peux, Orphée. Les femmes ont à présent la maîtrise de leur vie, tu sais… Mais si tu ne peux vraiment pas te passer de moi, alors… Suis les panneaux « les catacombes ». À bientôt. »