Chaque matin, chausser mes lunettes, mettre en bonne place mes aides auditives,
Me raser de près, déguster le parfum et le coup de fouet de l’après-rasage,
Faire entrer le soleil, radieux, et applaudir !
Descendre l’escalier,
Adorer la course du chien qui me voit, jappe en remuant frénétiquement la queue,
Accrocher mon regard au tableau de photos
De nos enfants et petits-enfants,
A la place d’honneur dans la grande salle.
Entendre à la radio
La litanie des infos affligeantes
Qui font naître en moi les angoisses,
Les palpitations de mon cœur
Qui ne demandait qu’à aimer.
Décider cependant de continuer avec mes petits moyens
De lutter pour que le monde aille mieux.
Croire qu’il va déjà mieux.
Recevoir comme une offrande
L’écoute et les quelques mots d’empathie
De mes proches et de mes amis,
Simples, courts, touchants.
Ressentir enfin mon cœur qui bat la chamade …
Loïc