
Mitraillette.
Une mitraillette. Deux mitraillettes. Mitraillettes partout, ils deviennent fous.
Mitraillette, en joue ! Mitraillette, feu ! Mitraillette, touché, bravo ! comme à la fête foraine ! …
Et les téléspectateurs téléspectaclent, applaudissent (c’était ça ou le foot, alors …,) rient, râlent parce que le téléspectateur de devant cache la vue; les enfants, devenus spécialistes et se vantent de pouvoir en apprendre aux grands, s’exercent, comme au paintball, tirent des rafales qui les excitent jusqu’au septième ciel, font des morts que les copains décoreront … Mais ce n’est que du jeu, c’est pas en vrai, c’est que pour rire.
Les mitraillettes, noires mat, muettes à présent mais ça ne va pas tarder, côtoient les pinceaux de l’Art, les pinceaux du Bonheur, et rythment sur les mouvements de l’artiste, qui veut dessiner la Paix, les explosions habituelles , rituelles sur le champ de bataille.
Et les fleurs chantent, crient, éblouissantes de joie, elles claironnent, non, trompettent la fierté des humains (les ders des ders) qui ont, eux, imposé leurs paix. « Si tu veux la paix, prépare la … paix ! »
Loïc R.