Renoir, Christine Lerolle, circa 1895.
Notre mission est de placer, dans le texte que nous a inspiré ce tableau, trois expressions, choisies dans une liste. Comme si cette mission n'était pas suffisante, on nous a chargés aussi d'insérer, là on veut (où on peut), le mot « toupie » …
« Mes » expressions sont : pleurer comme une madeleine – avoir le béguin – jarnicoton -
- Emballer, emballer, comme vous y allez ! Nous ne sommes pas des coureurs, et puis quoi ? Mais tout de même nous devons vous avouer qu'il qu'il nous arrive, le soir, de pleurer comme des madeleines, car nous avons le béguin. Moi pour vous, et mon frère pour Yvonne, votre sœur. Mais nos avances restent inutiles.
- Ma sœur, vous l'avez sans doute remarqué, est très timide et engage rarement une conversation.
- Elle ne parle pas ? Pfuuu … Alors je me charge de l'inviter au prochain bal, pour une belle petite toupie, douce ou endiablée selon son ressenti. Je vous garantis qu'elle arborera vite un sourire radieux et rêveur, digne d'un enfant hypnotisé par une toupie qui termine tranquillement ses évolutions tandis que s'arrête le son aigrelet de la boîte à musique.
- Et si nous aussi nous vous invitions aujourd'hui, mademoiselle ? Cela vous permettrait de laisser un peu votre besogne …
- Besogne, comment cela, besogne ? Comment pouvez-vous imaginer que c'est une besogne ? C'est un plaisir, messieurs, un loisir, et sachez que rien ni personne ne m'oblige à faire quoi que ce soit, jarnicoton !
- Mais vous allez sortir d'ici, messieurs ? Saperlipopette, vous n'êtes entrés ici que pour allumer les gueuses, ou quoi ? Votre place serait plutôt à la pêche, le long des rues noires, le soir. Les tableaux, ici, n'ont rien à faire de cochons comme vous, sortez !
- Attends, Yvonne, attends ... Ils venaient de nous inviter à sortir ! Idiote !