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André Marfaing, au musée des Beaux-Arts de Quimper.

André MARFAING (clic)

           André Marfaing, sans titre, 1977

 

 

 

 

Je sais que je ne franchirai jamais cet horizon hostile. Mais on me cherche, je me camoufle, je veux et je vais bientôt disparaître.

La voile, d’un blanc cru et violent, m’agresse, je ne comprends pas, c’est gratuitement provocateur. Ou bien alors ai-je commis une faute ? J’ai vu les interdits, j’ai lu les textes sacrés. Je me suis laissé porter par le bateau ivre qui se reflète dans l’eau paisible, accueillante, mais dangereuse et traîtresse.

L’épais livre, noir, est le dur de la pierre, le Mal, l’ennemi. La voile blanche est la pureté, la Joie. Le yin et le yang, j’ai un choix. Le phare bienveillant va, si je le veux, m’inviter et me laisser vivre et suivre mon cap, soutenu par l’interdépendance du yin et du yang.

Mais parfois il faut être masochiste, pour ne pas sombrer dans la facilité : Les éclats de lumière seront mes guides, mes bâtons de pèlerin.

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