• Quilapajun

    "Quilapajun" : un nom de groupe musical, mais, bien plus, un cri, un appel, une lutte des années 70 ...
    Pour moi, "adultescent" à cette époque où le mot n'existait pas encore, les luttes au Chili étaient très présentes. je les vivais au jour le jour, je souffrais avec Victor Jara sur l'arène ...
    Agnès avait connu un des membres du groupe, victime des événements. Elle nous invita à écrire en leur hommage.
     
    Las estrellas : https://youtu.be/qJNdsmhaXrw?list=RDzOqec63ExSg 
     
    Voici les paroles de "Las estrellas" :

    Cantando estrellas en guitarra oscura
    Dark Star chant guitare
    te escancio el cielo con mi voz dormida
    J'ai versé le ciel avec ma voix endormie
    para que bebas de la noche pura
    de boire de la nuit pur
    la luz que recogí en mi acometida.
    J'ai ramassé la lumière dans ma hâte.
     

    La noche tiene las nocturnas aves
    La nuit est les oiseaux de nuit
    porque el espacio de silencio hueco
    parce que l'espace creux de silence
    enferma en órbitas de negras naves
    malades bateaux noirs en orbite
    cuando la luz nos arrebata el eco.
    lorsque l'écho de lumière nous vole.

    Mañana es hoy, nos dicen las estrellas,
    Demain, c'est aujourd'hui, nous disons que les étoiles,
    es tan ciega la noche como el día,
    est aussi aveugle que la nuit le jour,
    Andrómeda muriendo se hace bella,
    Andromeda mourir est beau,
    la altura junta savia y agonía.
    toise sève et d'agonie.

    Pájaro principal de luz herida
    Oiseau liquidation de lumière principale
    basta de tierra amarga y sólo tierra.
    Assez de terre amère et seule la terre.
    Alas engendradoras de la vida
    Vie ailes ils engendrent
    rumbo hacia la explosión de las estrellas.
    cours de l'explosion d'étoiles.

    Pez que emprendiste solo la aventura
    Emprendiste aventure seul poisson
    más allá de las aguas germinales
    eau au-delà de germe
    abre la voz que viene en tu locura
    ouvre la voix qui vient dans votre folie
    a construir caminos estelares.
    stellaires routes de construction.

    Itinerarios hacia la dulzura
    Les chemins de la douceur
    sangres de amor laureles invencibles,
    sangs lauriers amour invincible,
    patrias de pan y vino sin premura,
    pays d'origine du pain et du vin sans hâte,
    anhelos de justicias apacibles.
    aspirations douces des juges.

    Derechos en la lengua de las flores,
    Droits dans le langage des fleurs,
    repúblicas encintas de palomas
    républiques enceintes de pigeons
    crisálidas en las revoluciones
    pupes dans les révolutions
    duraznos de hermandad en el aroma.
    fraternité dans l'arôme de pêche.

    Américas en soles de luz nueva
    Semelles Amériques légers neufs
    galaxias emigrando hacia el almendro
    la migration vers les galaxies amandes
    eclipses del puñal que el dolor lleva
    poignard éclipse la douleur a
    cometas con alondras en el centro.
    cerfs-volants avec des alouettes dans le centre.

     

    Mon hommage aux Q U I L A P A J U N

    Fureur du rêve.
    Fureur de la révolte. 
    Notre fureur est juste,
     
    Nous aurions le droit,
     
    Le devoir, de la violence.
     
    La mer est rouge

    Comme notre cœur, 
    Violenté, écorché,
     
    Torturé,
     
    Indécence écarlate
     
    De la colère explosive.
     
    Je valserais les mots
     
    S’il fallait les valser,
     
    Mais la voix du bandonéon
     
    Expire lentement,
     
    Impuissante.
     
    Les martyrs ont souvent

    Le cœur en sang, 
    Le sang aux yeux
     
    Les yeux en larmes.
     
    Creuse, Petit, et n’oublie pas :
     
    Sous le sable des plages, sous le sable des stades
     
    Encore, et toujours, du sang.

    Chants de vie , 
    D’espoir, de justice,
     
    Jamais ne seront vains.
    Loïc

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 14 Janvier à 17:41

    Très bon choix, la chanson est très belle, quant à ton hommage beau, fort et poignant, le groupe ne le démentirait pas.

      • Dimanche 14 Janvier à 17:56

        Agnès, que j'évoque, était à l'époque étudiante à Paris. Elle avait créé l'atelier d'écriture "en vrai" Ecume des mots à son retour en Bretagne, après avoir vécu au Chili, et rencontré les Quilapajun et s'y être fait des amis. Elle a réussi à en sauver un de la dictature, le recevant à Paris. Elle en parlait bien souvent ...

    2
    laurence
    Dimanche 14 Janvier à 18:33

    Un bel hommage, un texte fort... <3

      • Dimanche 14 Janvier à 19:34

        Merci, Laurence. Je me rappelle encore que j'avais le ventre serré quand je les écoutais ...

         

    3
    Lundi 15 Janvier à 12:57

    Toale décovert. Merci.

    4
    Jeudi 18 Janvier à 09:39

    Je ne les connaissais pas...

    Tu leur fais un très bel hommage.

    5
    Jeudi 18 Janvier à 10:58

    Victor Jara, quels souvenirs ! merci Loic

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