• <header class="entry-header" style="background-color: white; color: #444444; font-family: "Open Sans", "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 20px; transition: opacity 0.3s linear;">

    </header>
    Un jour, ou était-ce une nuit …
    Il pleuvait sans cesse sur Brest, Barbara.
    Je n’attendais plus personne
    Que l’ange qui me guiderait
    Jusqu’au bout du tunnel.
    Je sortis de l’automne,
    J’étais dans le rouge-sang,
    Mais vint le printemps.
    Loïc, pour Jacques Prévert.

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  • Je sais que je ne sais pas grand-chose
    Je sais que la vie est un tourbillon
    Je le sais, elle tourne trop vite
    Je sais que mes petits-enfants sont mon avenir
    Je sais - je veux savoir - que je peux espérer
    Qu'ils refonderont un monde plus vivable
    Je sais que je sais reconnaître mes amis
    Et que je peux compter sur eux
    Je sais ce qu'est la vie

    Je sais que tu sais que je le sais                              Loïc R., pour l'Ecume des mots
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  • Bravo pour la photo ! Merci à ma petite-fille Nadya

    Début, fin ?

    Dis-moi, joli soleil,
    Dis-moi du haut du ciel,
    Que veux-tu m'enseigner ?

    Pourquoi s'enfuient-ils donc
    Ces épais nuages gris
    Pourchassés par le vent ?
    Pourquoi cette menace ?

    Vont-ils se déverser
    Sur nos villes en paix ?
    Sous les toits me blottir ...

    Est-ce levant ou couchant ?
    Loin du ciel la télé
    Nous impose les démons
    De ce monde effrayant.

    Fermons bien les volets
    Tenons-nous bientôt prêts
    Nous devrons résister ...

    Loïc
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  • "La mer, vous dites ? comment vous dire ... je ne peux pas dire ... Je ne sais pas ce que c'est.
    Je sais que je suis seul, perdu dans l'immensité, secoué par les vents et le froid, écartelé dans l'écume de creux, de trous, dans cette épuisante succession de coups de boutoir.
    Chaque choc est devenu un supplice, chaque écueil un challenge. J'ai perdu, voici quelques heures, mon stylo, mon compagnon de voyage qui m'incite et m'oblige à continuer, à m'accrocher : Je vous l'ai promis, et je me le suis juré. J'ai un témoignage à vous, à me, fournir. Pas une promesse, encore moins un contrat, non. Un voeu sacré, un sacerdoce. Il ne me reste que mon crayon gris, seul contact avec votre monde habité.
    Dès mon retour je vous remettrai mes écrits, promis.
    Et je m'autoriserai à rejoindre ma maison, quittant le monde blanc du pays des hauteurs.
    Finie alors l'évasion en montagne : Bonjour la mer, je vais me présenter à toi, et ... à nous deux !"

    Armel Le Cleac'h
    sur une idée des Impromptus Littéraires
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  • Renouveau.

    Tandis qu'à leurs oeuvres perverses,
    Les hommes courent haletants,
    Mars, qui rit malgré les averses
    Prépare en secret le printemps ...

    Et toute la classe (des garçons seulement, nous sommes en 1959) écoute, bouche bée. L'épisode "radio scolaire" a commencé. Nous nous sommes "échauffé" la voix en faisant des vocalises, "montés" au plus haut, "descendus" au plus bas, puis révision des chants connus. Le maître nous présente alors ce à quoi je donnerai le titre de "le tandika", il nous explique le pourquoi (nous sommes le 21mars), nous apprend le mot "renouveau", avec le rapport avec le moment, 1959, de la renaissance de notre ville ...
    C'est le printemps, regardez ces petites fleurs parsemées sur les parterres de l'école ! M. Appriou augmente le son, "écoutez bien". Il est presque sourd, porte des appareils auditifs. Cela m'impressionne, car sa voix métallique sonne comme celle d'un robot.
    Je ressentais cette parenthèse dans notre quotidien comme un ravissement, un véritablement moment de bonheur.
    Et puis ce mot magique, "renouveau" ...

    Théophile GAUTIER   (1811-1872)

    Premier sourire du printemps

    Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
    Les hommes courent haletants,
    Mars qui rit, malgré les averses,
    Prépare en secret le printemps.

    Pour les petites pâquerettes,
    Sournoisement lorsque tout dort,
    Il repasse des collerettes
    Et cisèle des boutons d'or.

    Dans le verger et dans la vigne,
    Il s'en va, furtif perruquier,
    Avec une houppe de cygne,
    Poudrer à frimas l'amandier.

    La nature au lit se repose ;
    Lui descend au jardin désert,
    Et lace les boutons de rose
    Dans leur corset de velours vert.

    Tout en composant des solfèges,
    Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
    Il sème aux prés les perce-neiges
    Et les violettes aux bois.

    Sur le cresson de la fontaine
    Où le cerf boit, l'oreille au guet,
    De sa main cachée il égrène
    Les grelots d'argent du muguet.

    Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
    Il met la fraise au teint vermeil,
    Et te tresse un chapeau de feuilles
    Pour te garantir du soleil.

    Puis, lorsque sa besogne est faite,
    Et que son règne va finir,
    Au seuil d'avril tournant la tête,
    Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

    Pour la nouvelle petite fabrique d'écriture
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  • Il n'est pas toujours bon de barboter dans le premier marigot venu ... :
    Méfie-toi de l'alligator qui guette sournoisement en se fichant bien de la beauté et de la poésie du lieu.
    Méfie-toi des appels langoureux des crocosirènes : Elles nagent bien mieux que toi.
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  • Voici des mots tant que t’en veux
    fais-en une chanson un poème …
    je crie mon appel je pleure mon blues
    je revendique mes spiritualités
    je plains ma douce identité et la chaleur humaine
    disparues
    dans un long râle étouffé …
    voici des mots tant que t’en veux
    fais les hurler gémir gueuler …
    je ne montre pas ma gorge aux tyrans
    je vomis à la face des résignés
    mais … indignation ou indulgence …
    voici des mots tant que t’en veux
    traîne-les dans la fange de tes colonisateurs
    traîne-les dans la honte des hommes blancs
    dans la honte de toutes les oppressions
    voici des mots tant que t’en veux
    fais-les taire dans des élans difficiles
    de pacifisme obligé
    dans des pardons impossibles
    comprendre mais ne pas pardonner l’indicible
    les attentats à ma couleur
    aux enfants et aux femmes de mon pays
    où le viol est arme de guerre
    mépris je suis un chien écrasé
    impuissant misérable
    mais j’ai faim et
    la faim est l’entrave qui soumet la révolte
    survivre pour espérer s’évader
    ne pas accepter
    ne pas tendre la joue
    pour espérer que mes larmes deviennent
    un cours d’eau doux musical
    qui me berce.
    en italique : Ismaël LO
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  • Surprise dans le train.

    Le coup de sifflet du chef de gare a retenti, le train s'ébranle et prend de la vitesse. Jusqu'à Rennes, je connais par coeur le trajet et le paysage. Aussi je me plonge dans "le Grand Livre de Paris", Paris dont j'ai décidé de commencer la visite; Je m'y suis rendu maintes fois, mais seulement pour des raisons professionnelles : pas de place pour le tourisme !
    De belles photos, sur le papier glacé, rappellent au voyageur les bateaux-Mouche, l'Arc de Triomphe, enfin tous ces lieux que l'on se doit d'avoir honorés de sa visite ...
    Le tac-tac régulier des roues me berce. Je distingue, plongé dans une torpeur délicieuse, le panneau "Le Mans". Ensuite, je crois bien que ... Mon magazine m'est tombé des mains ...
    ... Un petit bruit, sous mon siège, comme un frottement léger. Puis mes yeux, derrière les paupières closes, sont envahis d'une lumière intense émanant d'un petit animal aux couleurs chatoyantes.
    Et ce bruit, terrifiant, comme si dix hélicoptères survolaient le train ! un bourdonnement grave et tonitruant qui écorche les oreilles, très inquiétant. Le tac-tac sur les rails se transforme peu à peu, devenant, lentement, le rythme d'une batterie d'orchestre.
    Le blaireau, le caméléon et le frelon apparaissent et se rangent en file indienne dans le couloir central de la voiture. Un hippopotame, une grosse caisse fixée sur son poitrail par un large baudrier, prend la tête du défilé qui se forme, et il tambourine à tout va, rivalisant avec le frelon pour savoir à qui reviendra le titre de meilleur producteur de décibels.
    Maintenant, surgis des profondeurs des sièges, voici le kangourou ("Ah mais, pas assez de place pour sauter, ici !"), le paon ("Attention à mon ramage, voyons ..."), le paresseux ("pas pour moi, ce travail ; je suis bien trop fatigué").
    Suivent la mouche (mais elle disparaît, effrayée par le frelon), le phoque ("Bon, je m'en vais vous quitter, je ne m'ennuie pas mais ça manque d'eau, ici, vous savez"). Enfin tentent de suivre : une tortue (non, pas de lièvre, pourquoi ?), un ver de terre, une hyène, une vipère, un loup, une mante religieuse, un (ou peut-être une) gorille... Non, pas de raton laveur. Je vous en prie.
    "Allez, allez, on se presse ! s'écrie le rat. Le requin se tourne vers moi : "Vous cherchez des idées de visites à Paris, je crois ? Eh bien, je vous suggère de nous suivre : Nous avons, nous, prévu le jardin des Plantes et le Zoo de Vincennes ...
    Soudain : "Montparnasse, Montparnasse, terminus de ce train, tout le monde descend, veillez à ne rien laisser dans votre voiture !"
    Je me retourne, me frotte les yeux, pour dire adieu à mes amis.
    Ils ont disparu, seul un agent d'entretien me fixe d'un air bizarre ...
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  • Dans la "lettre aux z- enchanté-e-s", Jean-Luc Héridel
    'NO COMMENT'
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  • Au musée de Pont-Aven, une exposition : "paysages de la Bretagne".
    'Débit à Doëlan', de Pierre Bompart.
    'Joël à la lecture', de Albert Clouard.

    Les deux fenêtres.

    "Toujours seul, le Mathieu… Et toujours à travailler. Il va y perdre la santé. Et surtout la tête, qu'il va perdre, moi je te le dis.
    Moi, là, tu vois, je pense, de mon côté, à mon fils Joël. Encore et toujours. Mathilde était trop jeune pour mourir ..."
    Les yeux du marin, perdus dans le vague, s'embrument de larmes. Jean, tout prêt de lui, est un taiseux. Ici on laisse la douleur parler. Les bars de marins sont des lieux où l'on s'extériorise publiquement mais sans bruit. On pousse une gueulante, parfois, et les copains comprennent.

    Joël a trouvé un refuge et une évasion dans la lecture. Il a dû arrêter l'école car il va devenir soutien de famille. Il devra s'y résoudre, ça lui est tombé dessus comme une vague traîtresse. Son regard court du livre à la fenêtre. Il a presque fini le volume, il pourra bientôt en changer à la bibliothèque paroissiale, où il apprécie de pouvoir se blottir dans les paroles bienveillantes de Monsieur l'Abbé.
    A chacun sa solitude, mais la mer est là, nourricière, tendre et compréhensive.
    Elle est leur bouée, leur lien indéfectible et vital, leur communauté. Jean interpelle Mathieu : « Bon. Une dernière chopine, et on y va ».
    Loïc
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  • Exil.

    Il en a eu assez, le petit Leprechaun. 
    Assez des histoires mille fois ressassées à son propos, assez de l'image folklorique surannée et surtout très touristique dont on l'affublait. Assez des pubs enfumés, des violons, des accordéons diatoniques, et des sempiternelles chansons patriotiques qui bouffent de l'Anglais à qui mieux mieux.
    Alors il est parti. Il a fui la verte Erin, ses champs ceinturés de pierres, ses trèfle en écussons, ses pintes de Guinness, ses irish stews et ses traîtres whiskies.
    Il n'a pas cherché longtemps : Breizh lui tendait les bras. La Bretagne, sa cousine s'était-il entendu dire. Aussi belle que sa terre, aussi fière, aussi indomptable.
    Mais comment allait-il procéder… ? Il devrait lutter contre tout : la météo, les animaux sauvages, et surtout les hommes.
    Thibaud Toulemonde, "Killarney"


    Alors il se rendit à Killarney, choisi car il y était né et y avait passé son enfance (un dernier regret ?). Il y réunit des pierres, avec force courage, des milliers de pierres qu'il entassa, avec une rage et une énergie stupéfiantes, formant peu à peu un passage à travers le dernier lac avant la mer.
    Alors là, il creusa. Nourri de ses espoirs et stimulé par son caractère farouche, il s'enfonçait dans les profondeurs. Un jour il sentit que le sol remontait. Il y jeta ses dernières forces. Evitant les gros blocs de granit il parvint enfin à la lumière, au sommet d'une petite montagne. Tout autour de lui, un paysage désolé, inquiétant, tel l'astre de la nuit, mais si beau.
    Il descendit lentement, aperçut un panonceau, celui-là même contre lequel vous êtes actuellement appuyés : « Saint-Michel de Brasparts ».
    Enfin s'éleva des tourbières une musique que le leprechaun connaissait : le son du diatonique et du violon…

    Il fit souche dans cette région, et vous êtes certainement de ses descendants, les enfants.
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  • J'AI

    J'ai une chance inouïe, je n'ai pas de frein :
    Je n'ai plus peur d'écrire,
    Je n'ai jamais eu cette liberté.
    J'ai eu parfois des plaisirs en autres lieux;
    J'ai souvent des déceptions.
    Si j'avais plus tôt rencontré l'écume des mots
    J'aurais eu plus encore le bonheur de mieux me connaître ...
    Aurais-je enfin le déclic ?
    Loïc
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  • Jacques BREL, 1er janvier 1968
    Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.
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  • « Moi, je voudrais avoir moi aussi mon nom dans le journal sans avoir tué personne.
    Comme lui : regardez-moi un peu ce zigoto …
    -       -  Oui, il n’a que ça à faire, faut croire !<o:p></o:p>
    -        - Et encore, capable, encore en plus, de se faire payer, le mec ! quel culot !<o:p></o:p>
    -        - Mais … il faudrait au contraire le remercier, non ? Il nous fait un grand cadeau, une belle offrande.<o:p></o:p>
    -        - Un cadeau, cette planche aux dimensions d’un lit ? qu’il reste dans le sien, de lit, chez lui : le résultat sera le même !<o:p></o:p>
    -        - Un cadeau, je vous dis : Cet homme accomplit là un exploit.<o:p></o:p>
    -        - Un exploit ? rester à vingt mètres au dessus du sol, à nous lorgner, tu parles d’un exploit ! Il suffit de ne pas être sujet au vertige …<o:p></o:p>
    -        - Je parlais de la prouesse de nous faire oublier nos affaires courantes – si vitales, si indispensables -, nos obligations, nos courses effrénées vers un triste traintrain, et les automatismes qui génèrent et gèrent nos existences où le choix personnel et le libre-arbitre n’existent plus.<o:p></o:p>
    -        - Ah, tiens donc, vous êtes de son côté, vous ?<o:p></o:p>
    -        - Il ne s’agit pas d’être d’un côté ou de l’autre, mais, pour lui, de nous aider à parvenir à la communication, à la rencontre. Ce n’est pas une provocation, ni une protestation, encore moins une manifestation. Juste une interpellation. Gratuite.<o:p></o:p>
    -        - De « l’art », alors ? oh …et puis, nous, on s’en fout, après tout …<o:p></o:p>
     - Mais regardez, regardez l’horloge : Je viens de passer une demi-heure ici, à l’arrêt. Je n’ai même pas vu que les aiguilles continuaient à tourner. Merci, monsieur. »


    Paris : l'artiste Abraham Poincheval va passer sept jours perché à 20 mètres du sol<o:p></o:p>

    Lundi 26 septembre, Abraham Poincheval va s'installer pendant une semaine sur un mât installé sur le parvis de la Gare de Lyon. Un camp d'altitude en plein Paris pour changer de point de vue sur les hommes.<o:p></o:p>




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  • MER

    Mer
    Ligne magique
    Horizon et peur
    Fuite vers le large
    Algues traîtresses parfum de mort
    Oublierons-nous un jour 
    Etais-tu plus forte
    Que le désespoir
    Rassure-nous
    Mer
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  • « J’aime, je n’aime pas »

    « L'anaphore (substantif féminin) (du grec ancien ἀναφορά / anaphorá (« reprise, rapport »)), est une figure de style qui consiste à commencer des vers, des phrases ou des ensembles de phrases ou de vers par le même mot ou le même syntagme.
    L'anaphore rythme la phrase, souligne un mot, une obsession, provoque un effet musical, communique plus d'énergie au discours ou renforce une affirmation, un plaidoyer, suggère une incantation, une urgence. Syntaxiquement, elle permet de créer un effet de symétrie.
    Elle peut se schématiser ainsi : A_____ / A_____. »                 Wikipedia

    J’aime le son du cor le soir au fond des bois mais
    Je n’aime pas la chasse
    J’aimais Cabu mais
    Je n’aime pas son beauf’
    J’aime ne pas aimer les humains nuisibles et pourtant
    J’aime l’humanité sous toutes ses formes
    Je n’aime pas ceux qui méprisent l’humanisme et pourtant
    Je n’aime pas ne pas aimer
    Je n’aime pas les bœufs-carottes mais
    J’aime le bœuf aux carottes
    Je n’aime pas la pomme d’api quand la pomme est véreuse et
    J’aime le jet de la pomme de douche car l’eau va me calmer et il est temps car
    J’aime que les choses soient claires donc
    Je n’aime pas la buée sur mes verres de lunettes
    J’aimerai quand l’essuie-glace à lunettes aura été inventé
    J’aime écrire des trucs intelligents
    Je n’aime pas que cela n’arrive pas souvent
    J’aime parce que c’est fini
    J’aime les oufs. J'aime les anaphores.
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  • Feuille … ou lèvres …

    J'ai plongé
    Au travers du soleil ;
    Tu m'as appelé,
    M’a guidé
    Sur les fonds sablonneux
    D’un bleu de piscine.
    Sous le sable ta bouche a surgi,
    Pureté de la rose,
    Pulpeuse, souriante,
    Ou bouche moqueuse,
    Traîtresse,
    Sensuelle,
    De la sirène des profondeurs.

    À l'attirance naturelle
    De ta chaîne
    Et de ta trame,
    À l'amour de tes lèvres,
    Piège artificiel d'amour-blessure,
    J’ai résisté.

    J'ai surmonté le songe ennemi
    Mais j'ai regretté de m'être réveillé.

    Loïc
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  • A la façon de Raymond Queneau …

    Tue les horreurs du Monde

    Rire, rire,
    Puis rire, rire, rire
    Pire : RIRE
    Aux éclats, ô éclat, ose et clap de fin
    Glousse, glousse, glousse
    N’amasse pas mousse petit
    Arrête petit mousse
    Interdit de rire
    Catastrophes drames histoires tristes
    Bannis vas-y
    Que le rire est gras fat et que son éclat choque
    Mais agréables délicieuses
    Les gorges déployées et poitrines soubresautées
    Sans para-rire ou para-s’marrer
    Pour protéger les foules
    Qui ne vont plus sourire 
    non mais
    Enfants déboussolés le cap n’est pas au rire
    Loïc
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  • 937, rue des Ménines


     J’ai visité ce quartier du vieux Madrid lorsque j’étais jeune, puis maintes fois au hasard de mes mutations et déménagements, quand j’exerçais au Service National desP.I.N.I. (Points d’Interrogations Non Elucidés).
    Je tombe ce soir en arrêt, au fond d’un patio, devant ce qui ressemble à un grand écran de laboratoire … En pareil lieu, qui évoque l’ancien, l’odeur du bois antique, et le calme (ou même l’ennui). Je reste interdit à contempler une plaque blanche, saugrenue, anachronique, et me laisserait bien hypnotiser par la lumière crue, insolente autant que mystérieuse. Au bas de ce qui a été transformé en « boutique », un poteau rouge. Une bouche à incendie, pour les pompiers ?
    Intrigué, je m’approche de la porte, translucide elle aussi, qui communique avec la pièce. Un numéro : 937, une adresse. Au coin, près d’un réverbère, un panneau « rue des Ménines ». Je devrais peut-être connaître, mais non. Au Service des P.I.N.I. on est professionnellement curieux, et même téméraire si nécessaire. J’ai donc bien sûr poussé la porte vitrée.
    Rien. La salle est strictement vide, noyée dans un bain quasi insupportable de ce blanc cru, agressif. Mais une voix lointaine, soudain, derrière moi, une voix un peu chantante, douce et à la fois très fatiguée. Un souffle :
    - Te voilà enfin, petit. Je t’attends depuis si longtemps … Regarde.
    - Où suis-je ?
    Son visage est invisible, camouflé sous une immense barbe. Ses vêtements sont d’un autre temps, un pan de redingote tombe sur le côté d’un fauteuil vermoulu.
    -        Je lis ton incompréhension et tes questions. Mais regarde, te dis-je.
    Un grand tableau couvre le mur entier, magnifique, époustouflant. Je reste figé, muet.
    -        Tu t’interrogeais devant la plaque de rue au nom inconnu … « Les Ménines », c’est moi. Ou plutôt c’est – c’étaient – les servantes du roi d’Espagne. C’est moi qui ai posé cette plaque. C’est moi qui ai peint les vitres de cette teinte mystérieuse, qui laisse entrer juste la lumière nécessaire.
    -        Vois-tu beaucoup de visiteurs ?
    -        Jamais, tu es le premier. Mais ce n’est pas l’intérêt. Mon intention est de vivre avec les Ménines aussi longtemps qu’elles … Je me suis enfermé après m’être donné la mission de conserver cette toile, ma toile préférée.
    -        Mais alors …
    -        Oui, petit, tu peux m’appeler Diego, Diego Velasquez.
    ……………………………….


    Les Ménines est un tableau de Diego Velasquez.
    On peut remarquer que le peintre s'est représenté en train de peindre (à gauche). Dans le fond on aperçoit dans l'encadrement d'une porte ouverte le roi d'Espagne, père de l'infante (princesse). Cette porte ouvre sur un monde non visible dans le tableau: effet de mystère et de profondeur. L'effet de profondeur est rendu par les trois plans: l'infante et les ménines qui forment le premier plan; le peintre et les adultes qui surveillent l'infante, au second plan et dans le troisième plan des tableaux avec le roi d'Espagne. Les jeunes femmes corpulentes sont les ménines, c'est-à-dire les demoiselles d'accompagnement des princesses espagnoles. Ici ce sont des nains et des naines. 

    Loïc, dans l'atelier d'écriture "Poudreurs d'escampette".
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  • Charlie et Albert discutent le bout d’gras.

    -        Charlie : « E=MC2 ? tu parles, bonjour la poésie ! Albert, je t’ai connu plus rigolo, quand tu tirais la langue au photographe, ou plutôt au monde entier ! »
    -        Albert : « La poésie ? mais elle est en tout, même dans les formules mathématiques, non ? si l’on veut bien prendre la peine d’imaginer qu’elles chantent, et surtout si on ne connaît rien à la physique … ‘’
    -        Charlie : « Je m’en vais t’en chanter une, de poésie, et tu me diras s’il est possible de la traduire en une formule qui serait compréhensible dans toutes les parties du monde :
    « Deux petits chaussons de satin blanc,
    dans le cœur d’un clown dansaient gaiement » … »
    -        Albert : « C’est dans ‘’Les feux de la rampe ‘’, ça, non ? ‘’
    -        Charlie : « Oui, ‘’Limelight’’. J’aime particulièrement les contrastes en noir & blanc, les nuits, la lumière.
    -        Albert : « Tu le vois bien, Charlie, que tu t’y retrouves, dans ces lueurs dont je parle si bien ! Mais tu n’y comprends vraiment rien, alors vas-y, tais-toi, et tourne. »
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  • Vous arrivez en vue d’une île : Partez dans l'utopie…

    Pierre Denic, "De Molène à Sein"


    Au loin deux péninsules se font face. En surface, trois formes bleues, un bleu d’acier, glaçant dans une eau glaciale. La plus grande forme est un sous-marin. Les deux petites formes sont l’une un Exocet, il vient d'être tiré par le sous-marin. L'autre …je ne sais pas.
    Heureusement un morceau de ciel est tombé sur l'eau où je ressens aussitôt un calme olympien.
    « Ne t'inquiète pas, l'eau et l'air du ciel s'accordent toujours » me glisse une voix très douce, presque enjôleuse. Je suis peu un peu attiré vers le fond de l'océan, et je me réfugie avec soulagement dans les entrailles de notre terre.
    Ici règnent le calme, la détente, le repos, le lâcher prise. Je peux m'étendre sur un roc qui se fait accueillant, souple et confortable. Je m'assoupis doucement, puis je monte à bord du sous-marin bleu, qui m'emporte dans un doux ronron…

    Un homme fait un signe, au loin.
    « Oh ! Mais c’est John Lennon ! »
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  • Jean Duquoc


    « L’émotion partagée »

    avec le son « on »

    « L’émotion partagée », cette expression convient tout à fait à ce tableau de Jean Duquoc. Point d’aquarelle, de gouache non plus, d’huile guère plus. Les tons du pastel nous font don de modestes bateaux de pêche côtière, qui ne ramèneront jamais de thon ou d’esturgeon. Tout juste, et encore, du congre.
    Derrière le penti, Tonton le chat fripon exprime en doux ronrons les frissons de plaisir.
    Sur la rive, une question : Pourquoi n’y a-t-il pas de pollution, en ce lieu béni ? Point de bidons ou de chiffons, les touristes cochons nous ont fait faux bond. La discrète cabane au toit rouge brique abrite durant les mois de mousson ou de tramontane les amours d’un Cupidon ou d’un Apollon avec une Lison ou une Manon, allons bon…
    Corruption, illusion, déception : Ce sont leurs oignons, nom de nom, pas de flonflons, mon vieux bougon.

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  • Une superbe photo d'Axel Hagstrom : "C'est une photo qu'on ne peut faire qu'une fois dans sa vie. Je l'ai prise le 19 mars à Bohuslän, dans le sud-ouest de la Suède. Spécialiste des photos de nature, j'ai aperçu ce vol d'oies sauvages de loin, et ai enclenché mon appareil. En m'approchant, je les ai vu former une sorte de grand oiseau en vol, qui m'a fait immédiatement penser à un grand signe de paix envoyé par la nature contre la terreur et les maux du monde."

    La paix dans toutes les langues


    "Le mot Paix porte en lui son propre message. Il ne se veut pas une incantation. Pas plus que les monuments où il est gravé, à titre symbolique, en quarante-neuf langues à travers dix-huit alphabets, ne sont un mémorial. Ils invitent, l'un comme l'autre, à l'action." Clara HALTER
    .......................................................................

    Clara HALTER, artiste francaise, investit un unique mot : « paix », qu’elle décline à l’infini, dans toutes les langues et dans tous les alphabets.
    Les voici :
          
       
     
           
       
       
           
                           
     
         

                      
         
             
     
             
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  • Tue les horreurs du Monde
    Rire, rire,
    Puis rire, rire, rire
    Pire : RIRE
    Aux éclats, ô éclat, ose et clap de fin
    Glousse, glousse, glousse
    N’amasse pas mousse petit
    Arrête petit mousse
    Interdit de rire
    Catastrophes drames histoires tristes
    Bannis vas-y
    Que le rire est gras fat et que son éclat choque
    Mais agréables délicieuses
    Les gorges déployées et poitrines soubresautées
    Sans para-rire ou para-s’marrer
    Pour protéger les foules
    Qui ne vont plus sourire non mais
    Enfants déboussolés le cap n’est pas au rire
    Loïc

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  • Les yeux mi-clos, il planait sur son petit nuage depuis déjà quelques semaines, ne donnant signe de vie que lors de ses besoins élémentaires (son frigo n’était mystérieusement jamais vide). Une nuée délicieuse, indéfinissable, l’enveloppait d’ondes irisées, louvoyant tel le cloud of milk de la cup of tea.
    Mais ce flou enivrant se faisait à présent obsédant et inquiétant, car il s’adonnait à la poudre « de lait », quotidiennement, incarcéré dans une addiction manifeste.
    Il était aussi, depuis peu, avide de festins solitaires de vipères mortes, fermentées dans du jus de champignons hallucinogènes qu’il parvenait à obtenir dans du gravier semi-enterré. Le tout baignait dans une sauce acre de café sucré au riz salé, qui lui remontait le moral, radicalement.
    Pas d’alcool, dans cette bouteille. Il ne risquerait pas, au moins, durant ses longues soirées phagocytées par des songes devant la cheminée, de se noyer dans un verre …

    Loïc
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