• Esperanza

    Pastel Aude Guilhou

    Esperanza

    Peu à, peu les notes se sont adoucies, la symphonie s’est encalminée, et Esperanza s’est envolée …

    Tandis que sur la grande scène de l’Opéra, tous les acteurs de Carmen font revivre l’héroïne et son épopée, la spectatrice – s’est-elle assoupie un instant ? – rêve sa jeunesse, proche encore, dans la savane, paradisiaque, mais aussi diabolique.

    Le regard perdu dans le vague, Esperanza a laissé reposer son menton sur le rebord du balcon. Carmen, les enfants, le torero, tout a disparu, et un documentaire défile à présent, étrangement, un de ces vieux films « coloniaux », caricatural, fourbi d’abus et de clichés.

    Mais au milieu de tout cela s’avance soudain l’objet de ses songes éveillés : Le chef de la tribu, grand, beau et puissant – comme il se doit – s’arrête, tous s’inclinent à son geste. Il tend enfin les bras vers la jeune femme … au moment où la salle se vide : l’opéra est terminé.
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  • Commentaires

    1
    Samedi 14 Décembre 2013 à 17:46
    merci pour ce beau partage-
    bon week-end !! amitiés !!
    2
    Dimanche 15 Décembre 2013 à 11:05
    Un joli texte pour un beau tableau... ou l'inverse !!!
    Bon dimanche
    Monelle
    3
    Dimanche 15 Décembre 2013 à 11:30
    Un très beau moment. Merci, Loïc, j'aime beaucoup.
    Passez une douce journée.
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