• Elle le fustige.

    Dès potron-minet elle le fustige, 
    car elle subodore ce éternel chafouin 
    d'avoir encore commis des mirifiques galéjades 
    qui ne sont des plaisanteries que pour lui.
    Elle s'approche subrepticement derrière son dos, 
    tandis qu'il pratique ses ablutions devant le miroir. 
    Amoureux de son image, il répète et braille d'une voix tonitruante 
    ses chansons paillardes et ses habituelles calembredaines.
    Alors elle surgit et fustige ce pleutre gougnafier 
    de rodomontades féroces face auxquelles 
    il ne peut présenter qu'un regard pusillanime.
    - Ah, coquin ! Tu ne videras plus à présent ton escarcelle 
    dans tous les estaminets, où tu passes le clair de ton temps 
    à te goinfrer de gouleyantes ripailles. 
    Et ne tente plus, paltoquet, de m'amadouer : 
    Non, je ne suis pas une callipyge, ne t'en déplaise ! »
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  • <header class="entry-header" style="background-color: white; color: #444444; font-family: 'Open Sans', 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; line-height: 30px; transition: opacity 0.3s linear;">

    Des verbes du 1er groupe au passé simple, des mots contenant le son CHA, on mixe, et le tour est joué … :

    </header>
              Devant sa datcha, elle ébaucha un chachacha. Le chamane à l’écharpe chatoyante n’échappa pas au préchi-précha chafouin; chacun s’y accrocha car chaque chaland chercha à chasser son chagrin.
              Elle s’écharpa avec ce pacha qui la chatouilla, puis se cacha dans un cachot. Elle lui faucha son sac de couchage, se percha sur son échafaudage, et cracha dans ses mains.
              Le chameau, chahuteur, cravacha son chameau, qui se nicha dans la datcha. Ce chacal chercha la charrue au château, et s’acharna sur des charpies … Elle chavira, rêvant de cachalots …
              Mais elle tricha, s’approcha de cet échalas de pacha, et déboucha un Château-Chabadabada.
    Loïc

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  • Afficher l'image d'origine



    Crabe, dindon >>> le crabindon est ce petit carillon à huit notes, dont on joue en en faisant le tour avec des petits pas chassés, de travers.

    -        Chameau, hirondelle >>> une chamondelle : épouse assez revêche d’un agent de police à vélo des années cinquante, vous savez, les hirondelles ?

    -        Cancrelat, colosse >>> Le cancrelapérosse : adolescent fugueur, qui s’échappe régulièrement de son collège pour semer la terreur dans les bars.

    -        Escargot, escarcelle >>> escargocelle : petite boîte faisant office de porte-monnaie, pour accumuler, très, très lentement, une collection de petites pièces jaunes.

    Ragondin, belette >>> La radinbégonletteest une sérénade destinée à charmer son ou sa chéri(e), sans payer de droits d’auteur.
    Loïc 
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  • Une nouvelle : GUERLÉDAN.

    Autour du lac de Guerlédan, et particulièrement sur sa rive droite et près du barrage, un nombre important de curieux arpente aujourd'hui le sentier de promenade doù l'on peut dordinaire accéder aux campings, aux aires de détente, de pique-nique, ou même à laire d'initiation au ski nautique.

    Mais rien de tout cela, en ce mois de mai 2015. Si tant de monde commence à se bousculer depuis les parkings aménagés pour loccasion, la raison en est particulière. C'est lassec du lac, un événement assez rare. 
    Merci à mon frère Jean-François pour cette photo !

    L'entretien du barrage est très régulier, assuré par les vérifications minutieuses de techniciens, toutes les deux semaines, jusque dans ses entrailles. De plus, une étude plus approfondie de ses structures et de leur état, ainsi que de ses machines, se déroule tous les dix ans.

    Le dernier 'assec', c'était en 1985, et cela avait déjà représenté une occasion de rassembler des milliers de personnes. On a jugé, trente ans plus tard, avec lassentiment de la compagnie d’électricité, que le barrage réclamait une autre vidange, pour être rassuré (et rassurer la population !) : On nose même pas imaginer la catastrophe, si

    « Tu reviens, jai dit ! Oh mais, tu commences à nous embêter sérieusement, toi ! Attention, ça va être le retour immédiat au coffre de la voiture, si tu continues ! »

    Louis, le maître du petit chien si turbulent, feint la colère, pour garder son autorité. Il est en réalité un homme très calme, posé, et qui sait bien sy prendre avec les animaux. Fridu, donc, tête baissée, ferme la lente marche. Louis vient de fêter, à soixante ans, son départ à la retraite, et apprécie comme jamais les promenades.

    Quelques mètres en avant, Pierre, le père de Louis, mène la file. Il se tient bien droit, fièrement, saidant dune élégante canne noueuse, qu'il protège plus que tout, tant elle lui est précieuse. Il marche encore, régulièrement, il sy astreint, mû par un orgueil qui dirige ses actes et ses pensées. Mais cet exercice est devenu tellement difficile qu'il doit y engager toute son énergie et sa volonté sans faille, du haut de ses quatre-vingt dix ans. Sa canne est le signe, noble et respectable, le dernier sans doute, de sa position hiérarchique. Il est le chef incontesté de toute la lignée familiale, le pater familias, auquel ils se réfèrent tous, respectueux et toujours obéissants, car il ne peut pas se tromper, on ne peut donc pas le contredire. Ils ladorent, ce qui n'est pas incompatible.
    à suivre ...
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  • Le groupe d'écriture Poudreurs d'escampette nous proposait ceci : 

    Un hémisphère dans une chevelure
    Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air.
          Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.
          Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par   les feuilles et par la peau humaine.
    Charles Baudelaire - Le Spleen de Paris
    >>> Choisir une petite partie du corps d’une personne aimée (enfant, grand-père, amant, amante) comme une main, un poignet, une épaule, une tache, et écrire une forme d’hommage dans l’évocation de tous les sens à travers cette zone choisie.
     .............................................. 

          
    Évasion
    Ma main s'est égarée à mon insu, je demeure en demi-sommeil, des questions massaillent : Mais que fais-ici ? D'ailleurs, oùsuis-je ? Enveloppéd'une délicieuse torpeur dont je m'efforce de ne pas m'évader, j'entreprends de jouer avec ta peau, de la palper, « douce comme celle d'un bébé ». Je le dis souvent, alors tu murmures doucement : « arrête, idiot ! »
    Suave à croquer, fleurant bon, tout àla fois, le lait de toilette et les lointaines épices.
    Une salamandre (ou un petit lézard) se promène, immobile ou vibrant sous tes vibrations et tressaillements, sur ton épaule, et je m'envole vers les Caraïbes. Imperceptible crissement des pattes sur le corps, lente progression le long de ton épaule bronzée Bercement qui m'assoupit, mhypnotise et me conduit sur ton île originelle. Merveilleuse négritude de cette créature à la symbolique si mystérieuse, qui m'est devenue si familière et si intime, notre secret, que je baise tendrement.
    Loïc
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  • Choses banales.

    En s'inspirant du texte « le cageot » de Francis Ponge, dans [le parti pris des choses].

    Un gobelet
    Tu n'es pas, en fait, si ordinaire. Tu es un gobelet, oui, mais en plastique, mou, et transparent.
    Tu peux, le matin, au camping ou à l'hôtel, me servir de verre à dents, mais ce sera sans doute la seule occasion de te rendre utile plus d'une fois !
    Symbole du pique-nique, tu éveilles de bons souvenirs de jolies promenades en campagne, et de repas éclairés par ta présence, en compagnie de la nappe à carreaux (rouges, bien sûr !) étalée sur l'herbe.
    Tu es aussi de la fête, lorsque, empli de cidre au fest-noz, ou de bière au bal du 14 juillet, tu es la bolée ou la chope d'un instant. Tu peux aussi porter sur ton flanc une marque, ou l'intitulé de la fête du moment, qui restera en souvenir au fond d’un tiroir de cuisine…
    Enfin, lorsqu'on te brandit au soleil, le liquide scintillant, plein de couleurs diaphanes et chatoyantes, évoque les ailes du papillon, et nous appelle à l'envol …
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  • <header>Louis Bertholom, lauréat du prix Xavier Grall 2014 </header>
    Louis Bertholom, né en 1955 à Fouesnant, poète et déclameur breton vivant aujourd'hui à Quimper, vient de recevoir le prix Xavier Grall 2 014, à la chapelle Saint-Jacques, à Clohars-Carnoët, dans le pays de Quimperlé. Ce prix, décerné par le Festival de la parole poétique est attribué depuis 2006, en hommage et mémoire du poète et écrivain Xavier Grall, à un poète, homme et femme alternativement, pour l'ensemble de son oeuvre (personnelle et en faveur de la poésie). Louis Bertholom a publié à ce jour plus d'une douzaine de livres.
     
    "Ceux qui aident" ? drôle de titre pour mon message d'aujourd'hui ! Mais pourtant, ils nous aident, sans le savoir (quoique ?), sans le vouloir (quoique ?), nous, les écrivants, les écrivailleurs, les scribouillards et j'en passe : Ils nous aident à assumer le fait de tenir un stylo, d'accepter que nous avons appris à écrire, et que notre main est valide !
    Ils nous aident à plonger : Après une première tasse, que c'est bon ... On est lu, et apprécié ? tant mieux :  on écrit tout de même pour cela, pas de fausse modestie ! On ne montre ses oeuvres à personne : C'est son droit le plus strict, non mais !
    Le droit de découvrir la liberté de se (dé)livrer, le droit d'en jouir, pleinement, grassement ...
    Merci Louis, pour tes interventions dans nos ateliers d'écriture, merci pour tes passions, pour ta simplicité.
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  • Nous avons lu et écouté le chant « les eaux de mars » (Georges Moustaki), 
    puis nous avions pour consigne d’écrire en utilisant au maximum le son [pl] .



    Le parapluie veut plaire au peuple,

    A plein de people :

    Tant qu'il pleut, c'est le moment d'en plofiter !

    Plein de monde,

    Une pléthore de gens qui gaplopent

    Sous la pluie.

    Des pleureurs, des pleutres,

    Se plessent, s’éploumonnent,

    Se complaisent sous les glouttes,

    Les gloutons.

    Et les glutiers exultent,

    Car la ploduction sera bonne :

    Alignés le long du quai,

    Avec application,

    Chantant en choeur « Voir Naples et plonger »,

    Ils plojettent des bliques

    Dans l'eau plofonde,

    Et cela fait « glut, glut »,

    C'est pour cela qu'on les apple les glutiers.


    Gloups…
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  • Elle s'est levée ce matin, sans enthousiasme –ni feint, ni exagéré– et elle a accompli rituellement la routine quotidienne : petit déjeuner, toilette, je démarre ma voiture, « Oups, il faut que je pense à  faire le plein, si je ne veux pas faire les 10 km à pied ! » et elle s'est présentée au portail de son école. « Je suis de service de cour, il faut que j'aille prendre la clé… » et elle va attendre 8h50 pile pour ouvrir : avant, elle ne doit pas… 
    Elle est venue plus tôt, car c’est jour de la dictée, et un bon quart d'heure lui sera nécessaire pour écrire le texte au tableau. Puis elle prépare les cahiers, corrigés hier soir avec, souvent, l'esprit ailleurs. Elle commencera par cela : les remontrances, les encouragements, les félicitations. Puis suivra, comme un long fleuve tranquille la journée de classe, réglée comme du papier à musique (même s’il y a, de temps en temps, des fausses notes). Elle la termine régulièrement trop tôt, cette journée, car les élèves ont trop bien compris, ou bien ils ont été trop zélés, ou bien…
    Et c'est encore le cas aujourd'hui. Assise à son bureau, elle regarde sa montre : reste une demi-heure ! Alors elle se lève, et déclare : « Les enfants, je vois que vous avez tous terminé votre travail. Alors nous allons faire une révision, en grammaire, sur le rôle des pronoms.
    Je vais tourner le tableau, Vous étudierez ce texte (mais oui, ci-dessus, ce texte que le monsieur vient de vous lire). Vous y remplacerez tous les « elle » par des « il », et vous expliquerez les différences…
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  • Plage

    Ma chienne le sait,
    Mieux que tout homme :
    Tempête n’est pas morte
    Quand Quarantièmes Rugissants
    Hurlent encore.
    Galets roulent aveugles,
    Brume engloutit les pièges …
    Viens te blottir, ma petite chienne,
    La mer n’est pas méchante.
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  • Un conte de Noël : Voyage...



    Alex, depuis plusieurs nuits, était très perturbé. Des grelots, des tintements, le tenaient éveillé, et l'image d'un gros bonhomme rouge, au visage bouffi de « bon vivant », l'obsédait.

    Il n'avait jamais aimé le Père Noël, ni tout ce qui gravitait autour de lui, car ses parents l'avaient éduqué dans la conviction que l'on ne doit pas mentir aux enfants... Mais alors, pourquoi ce mythe revenait-il le chatouiller, chaque nuit? Avait-il, peut-être, quelque chose à se reprocher? Le Père Noël – en admettant, tout de même, quelque part, qu'il existât - avait-il eu vent du fait qu'Alex affirmait à tous ses copains sa non-existence?

    Il allait en avoir le coeur net. Un soir, avant de monter se coucher, il emprunta le caméscope de son papa, vérifia que celui-ci était bien équipé d'une cassette de longue durée, et que la batterie était bien rechargée... Il camoufla l'appareil sous son oreiller, un doigt sur le bouton, puis attendit. Combien de temps?.... Il s'était endormi, ayant eu au dernier moment le réflexe de mettre en marche... Le matin, il n'avait rien vu, ni entendu.

    Il sauta du lit, évidemment, brancha le caméscope sur le téléviseur, et... le monde entier commença à défiler devant lui ! D'abord, sa chambre, où on le voyait dormir à poings fermés, puis sa maison, sa rue, sa ville, survolée – en traîneau, très certainement – au son tintinnabulant de grelots aigrelets. Puis, une grosse voix, à la fois sévère et tendre: « Nous nous trouvons actuellement au-dessus du pont de Tancarville, et nous nous dirigeons vers les Açores. Voici à présent Fort-de-France, puis Cap Kennedy... ». Tout se passait à une vitesse fulgurante.

    Un bruit, soudain : Papa, derrière le canapé, ouvrait la porte.
    - « Mais que fais-tu là? Déjà levé? Et tu as encore allumé la télé! Eteins ça, tout de suite!
    - Mais, papa... bredouillait-il, les yeux écarquillés... Rembobine la cassette, et regarde...
    - Quoi? dit le père. Tu divagues, ou quoi? »
    Après quelques instants, le père d'Alex, par curiosité – tout de même! - a remis la cassette en lecture. Durant vingt minutes, il n'a pu voir qu'un scintillement d'étoiles, comme sur les écrans de veille d'ordinateurs, avec une bande-annonce qui défilait imperturbablement:

    « Réservé aux enfants - Réservé aux enfants - Réservé aux enfants - Réservé aux enfants... »

    Loïc
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  • ROSE


    J’ai taillé mes rosiers, un peu au hasard, car je n’ai pas de connaissances en la matière.

    Je m’y suis piqué les mains, plusieurs fois, douloureusement. Je leur ai donné de l’engrais, déposé de la paille à leur pied. Je les ai bichonnés, et ils me le rendent bien. Les fleurs éclatent de remerciements, et de belles couleurs chaudes à croquer. Le rosier grimpant a envahi son échelle-support, et il veille majestueusement sur les petites roses trémières. Régulièrement, le sécateur vient cueillir quelques fleurs qui iront garnir un vase du salon, et égayer la maison. Les pétales, une fois séchées, seront de beaux marque-pages, et les souvenirs de beautés éteintes à jamais.

    Rose, tu es reine de l’éphémère, et c’est ce qui te donne toute ta valeur.

    Loïc, juin 2005


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  • D’après « contre », de Mitsuharo Kaneko : « et vous vous êtes contre quoi, et pour quoi ?… »
    Au début, on est pour. Pour la bagnole qui démarre sans rechigner, quand le matin gèle. Pour l’enfant qui dit oui, sans se plaindre, sans moufter, car il a trop peur. Puis on est contre, parce qu’il a peur, l’enfant. On est contre cette lâcheté, qui ose nous permettre d’être aussi odieux.
    Contre toutes les abominations les plus abjectes, mais si elles m’arrangent, je suis pour…
    Je suis contre tous ceux qui sont pour, systématiquement pour, pour obéir, pour ne pas se poser de questions, pour bien dormir, blotti. Pour se blottir entre les lectures à l’eau de rose et les histoires lénifiantes. Être contre tous ceux qui ferment les yeux (c’est si facile). Être pour qu’on mette l’autruche au menu de tous les festins.
    Racisme, xénophobie, exploitation, antisémitisme, homophobie… Tous des mots en « contre » !
    Mais si l’on veut se remuer « pour », n’est-il pas nécessaire de commencer par faire une liste de ses propres « contre », pour en être mieux convaincu ? Ensuite – et ensuite seulement – on pourra affirmer : « Je suis pour », ce qui est tout de même bien plus positif !
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    Lecture : Une fin d'après-midi à la cool, le 6janvier.
    Le Télégramme, 28 décembre 2012 
    Encore quelques clignements d'yeux et la nuit de la Saint-Sylvestre sera loin derrière. Pour arrêter la course folle du temps et présenter ses voeux, l'association Ker Hars (pour Kermoysan Penhars) invite les amis de l'écriture à une soirée lecture, dimanche 6janvier, au bar Le Paradise, implanté 17, avenue de la Libération.

    «Notre truc, c'est de démocratiser»
     Les écrits, lus à voix haute par les volontaires, seront rehaussés par la musique d'Abdoulaye Sané, rompu à l'exercice. «Je laisse la personne lire ses poésies de façon assez spontanée. J'accompagne aux percussions, en improvisant. À un moment donné, ça devient même un jeu entre le lecteur et moi», remarque-t-il. Catherine Marc, cheville ouvrière de Quai des Écrits, abonde: «Ce qui est intéressant, c'est de se demander quels sont les espaces de l'écriture». Animatrice d'ateliers d'écriture à Kermoysan, Saint-Évarzec et bientôt Clohars-Fouesnant, elle viendra accompagnée de plusieurs passionnés. Mais attention: «Nous, notre truc, c'est de démocratiser», explique-t-elle. C'est pourquoi elle préfère ne pas employer le terme de «slam» pour définir la soirée, car «le slam a pris une connotation professionnelle».  

    Pratique : Dimanche 6 janvier, à partir de 17h, au Paradise, 17, avenue de la Libération, Quimper. Renseignements au 02.98.52.94.68.
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