• Les filles.

    Je te l'ai dit, les filles j'en ai peur, elles me regardent puis sourient.
    Elles me scrutent, me déshabillent du regard,
    Me mettent à nu, carrément, ces effrontées.
    Je te l'ai dit, elles font les malines parce qu'elles ne sont pas seules.
    Je te l'ai dit les filles font les malines
    Parce qu'elles ne savent pas faire autre chose.
    Elles me taquinent, souvent, après l'école,
    Font tournoyer leur youlahoop ...
    Je te l'ai dit : moi je ne sais pas faire, je ne vais pas essayer, je ne veux pas apprendre. 
    C'est un truc de fille, le youlahoop.
    Je te l'ai dit je ne suis pas une fille, donc je suis seul.
    Je suis le seul garçon de la rue
    Et les filles, j'en ai peur.
    Je te l'ai dit, elles pouffent en me regardant.
    Je te l'ai dit : un homme ça ne fuit pas,
    Je te l'ai dit : un homme ça ne pleure pas,
    Je te l'ai dit : Tu n'as pas peur, tu n'as pas peur, tu n'as pas peur.
    Puisque je te le dis.
    Quand je pense qu'elles vont devenir des femmes ...
    Au secours !
    Je te l'avais dit ...
    Loïc
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  • Tout petit, déjà, quand je n’étais encore qu’un petit mot
    j’étais persuadé d’avoir un grand avenir… » 

    "...d’avoir un grand avenir." 

    Mon père m’avait fourré cette détermination dans le crâne ; il était bouffi de certitudes, ne supportait pas la contradiction, et très fièrement me surnommait toujours « mon p’tit gars ». Ce mot était magique, pour lui comme pour moi.
    Mais pour lui, « un gars ce n’est pas une fille » ; très rétro, il était coincé dans ce système de pensée que ma mère avait renoncé à modifier.
    Machiste, misogyne, il l’était et le resterait. Ma mère répliquait parfois à ses provocations : « On ne discute pas avec un vieil imbécile, car aucune chance de le rendre intelligent ! »
    Belle ambiance à la maison !
    Il en collait, du « p’tit gars », à toutes les sauces. Il m’avait d’office confié une mission : Je devais transformer le p’tit gars en homme. Mais je n’ai jamais bien compris en quoi consiste ce qu’il appelait un homme… Quelqu’un de grand ? de fort ? d’intelligent ? de puissant ? Un Superman, autrement dit ?
    Ces soirs-là, lorsque le visage du père était bien rougi par l’emportement et la rage, le p’tit gars se recroquevillait dans un coin de la salle ou au fond de son lit, et commençait à pleurer, en cachette bien sûr car c’était évidemment un des premiers interdits de la maison.
    Je fus tout au long de ma scolarité tourmenté, torturé même, obsédé par le désir de « réussir », comme il disait. Mot magique, « réussir ». Ou plutôt maléfique, empoisonné car il me pourrissait l’existence, me traumatisait, me harcelait, non pas parce que j’échouais souvent, mais parce que je ne parvenais pas à lui dire non. A enfin lui désobéir.
    Puis je fis un jour connaissance avec un projet d’entreprise de menuiserie-ébénisterie. Je m’étais découvert la passion du travail du bois, et on m’avait affirmé qu’en Scandinavie on n’en manquait pas : Je serais facilement pris à l’essai après l’obtention d’un C.A.P. Je gravirais les échelons, au nez et à la barbe de mon paternel. Je pris bientôt l’avion pour Oslo, et en solo s’il vous plaît !
    Je grimpai assez rapidement au poste de « patron » de cette entreprise prospère.
    Alors… « Merci, papa ? »
    Une précision, pour les personnes qui me connaissent et me lisent : Ce texte n'est d'aucune façon autobiographique.
    Ce n'est donc pas du tout "du vécu" !

    1. Loïc
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  • "Quelques jours après la fin d'une série de concerts au Zénith, 
    le charismatique chanteur Renaud dévoile ce jeudi son nouveau clip, 
    "Les Mots", titre extrait de son dernier album, "Renaud".
    Après dix ans de silence, marqués par une plongée dans l'alcool, celui qui se surnomme désormais lui-même « le phénix », a fait son grand retour au début de l'année 2016 avec un nouvel album, Renaud.
    Un retour gagnant, avec plus de 600 000 albums vendus, pour celui qui vient tout juste de terminer une série de concerts au Zénith de Paris, salle qu'il avait inaugurée il y a 32 ans.
    Après Toujours debout en janvier, et J’ai embrassé un flic, en mai, Renaud dévoile ce jeudi son nouveau clip, Les Mots, également extrait de l'album qui a signé son retour sur le devant de la scène. 
    Un hommage aux grands de la littérature et de la chanson, de Victor Hugo à Brassens : 
     ICI

    "Charismatique" ... On l'aime ou on ne l'aime pas ? Non.
    Quelque chose dans l'homme fait qu'on le déteste ou qu'on le méprise, pour des raisons aussi fortes que celles
    qui font qu'on l'admire, le comprend, le soutient. 
    Des raisons fortes, non explicables, et c'est tant mieux.
    Des choix, des brèves de vie, des explications personnelles ... 
    Alors, qu'elles le restent.
    Pour moi ? "Nous avons le même âge, à quelques jours près".
    On peut dire ça comme ça, ça aurait pu être une raison. 
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  • Je vis en « zone touristique majeure », et – sacrilège et cynisme – je déteste certains aspects des vacances …

    Vos gueules, les mouettes !

     Je déteste faire la queue – bien obligé – à la caisse de l’hypermarché bondé, où tout le monde se presse, s’écrase, la mine renfrognée.

    Je déteste attendre, au volant, à la station-essence, que le client précédent me fasse perdre un temps fou en restant acheter des friandises à la caisse.
    Je déteste entendre parler des vacances quand les miennes sont terminées.
    Je déteste quand on me dit que j’ai bien de la chance d’en avoir, des vacances.
    Je déteste utiliser à vélo la route Quimper-Bénodet : une vraie gageure, ou une pure inconscience, en juillet-août. Il devrait y avoir une route spéciale touristes.
    Je déteste les cris des enfants à la piscine les jours de pluie. Z’ont qu’à les déposer au centre aéré, les parents.
    Je déteste ne pas réussir à évacuer les pensées parasites, comme celle des enfants qui ne vont à la mer que lors de la journée du Secours Populaire Français.
    Je déteste les étalages de bretonneries dans l’immense rayon des « produits régionaux ».
    Je déteste les publicités qui, dès la fin de juillet, nous invitent à penser aux affaires de rentrée …
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  • "Le droit ouvrier", janvier 1937
    1936
    "contrat de travail" - "conventions collectives" - "congés payés" - 
    "octroi de dommages-intérêts contre patron ayant violé la convention collective" - "Accords Matignon" ...

    2016
    "Doux rêveurs" - "passéistes" - "utopistes" - "Bisounours" - "soixante-huitards attardés" - 
    "Assez ri !"






    Rien n'est plus terrible que le bruit des pantoufles 
    devant celui des bottes.

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  •       À Fouesnant (environ 9500 habitants), sur la côte sud du Finistère, la population est multipliée par sept durant les mois de juillet et août. Chaque vendredi un « grand marché » s’installe, réunissant en été des milliers de badauds.

         A l’Ecume des mots, ce matin, nous avons tout d'abord établi une liste alphabétique de vingt-six mots, ayant si possible (mais pas obligatoirement) un rapport avec le marché.

    Nous devions ensuite écrire un texte en choisissant des mots de cette liste, ou en utilisant tous les mots, et même en utilisant tous les mots et en respectant l'ordre alphabétique. Voici ces mots :

    Artichaut–bascule–couleur–distraction–entrée–fumet–goût–hareng saur–information–joyeux–kilos–lumière–minauder– nougat–Orange–prunes–quête–ressources–saucisse–tomates rouges–Yukulélé–vendeur–WC– xérès–Yamakasi–zut.

    Même pô peur : je me suis jeté à l'eau en ... choisissant le troisième menu !
    ……………………………………………

         Encore des artichauts, j'en ai marre moi, « le trop est l'ennemi du bien », je te le dis souvent, pourtant, Josette. Alors, toutes les semaines…
         Et la danse du grand marché, celui de l'été, reprend de plus belle, lorsque ce légume a fait son passage sur la bascule.
         Cela commence à faire un bon moment que nous sommes là, et ce n'est certainement pas fini, car le caddie rouge n'est qu'à moitié rempli. « Tant qu'à faire le déplacement, on en prend pour toute la semaine » a-t-elle décrété.
    Mais voyons le bon côté  des choses : toutes ces couleurs, de melons, de fraises, de salades variées, une belle palette, finalement. Cela constitue une bonne distraction, surtout lorsque l'on sait que les copains, à l'entrée du marché, ont abandonné leurs femmes, tirant sur leurs cigarettes en devisant sur les dernières nouvelles, locales et nationales.
    Un fumet délicat se mêle soudain à l’odeur du tabac, ce qui, je le crains, risque de gâter le goût de la viande sur le barbecue. Cela m’est un peu égal, car aux grillades je préfère le poisson, et tout particulièrement le maquereau (chaud) et le hareng saur (froid, sur une tartine beurrée : à se damner !)
    Au bout d'une allée, un groupe de non-commerçants. Eux sont sédentaires, et on commence à bien les connaître à Fouesnant, qui distribuent la bonne parole, avec toutes les informations qui l’accompagnent. D’un ton joyeux, moqueur, un quidam manifestement touriste, leur lance : « Ne restez pas là immobiles, voyons : vous allez prendre des kilos ! »
    Une jolie jeune fille, à l'allure faussement négligée, le visage protégé par une large visière, car la lumière du soleil est aveuglante, se promène en se faufilant entre les chalands. Seulement lorsqu'elle se sent regardée, semble-t-il, elle minaude, se passe la main dans les cheveux, demande, pour la forme, la composition des nougats, leur teneur en sucre car elle ne veut pas grossir, surtout à cause des garçons. Il faut tout de même bien se nourrir : « Un sac vide, ça ne tient pas debout », lui répète souvent sa grand-mère. Alors, quelques oranges et des prunes, ça ira bien. Avec un yaourt.
    Assis à l'indienne par terre, l’homme caresse un grand chien qui lui tient compagnie ; il tend la main, quêtant, le regard implorant ; Il a posé devant lui, à ses pieds, un panneau : « sans ressources ».
    Mais les personnes présentes sont pour la plupart en vacances, et ont laissé chez eux les problèmes sociétaux qu'ils retrouveront toujours assez tôt à leur retour. C'est humain, non ?
    Et la saucisse, dites donc, comme ça y va !. Excellente, allez-y, le mot se passe, le bouche-à-oreille circule à fond de train, et les charcutiers tournent à la vitesse V, c'est la razzia. Et avec des tomates rouges, bien poivrées, vous m'en direz des nouvelles, ma bonne dame !
    Une musique de rue égaie un coin un peu retiré, une douce mélodie, à la guitare et au yukulélé, exotique, inhabituelle si près des Glénan.
    Mais … une queue s’est formée, que se passe-t-il ? Je parviens à me frayer un chemin, avec curiosité : c'est la cabine de WC, implantée là chaque semaine. Près de cet édifice (un hasard ?) un vendeur se prétend œnologue averti et propose la dégustation d'un xérès… Il fait trop chaud, je risque gros, pas habitué. Je ne voudrais pas qu'on me voie m’exercer au yamakasi sur le toit de l'église toute proche…
    Mais que fait-elle, enfin? Je ne vais pas passer la journée ici, moi ! 
    Zut, alors !

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  • Le mercredi 4 novembre 2015 sortira au cinéma un film, La Dernière Leçon, adapté du merveilleux livre de Noëlle Châtelet, présidente du comité d’honneur de l’ADMD (appellation officielle depuis juillet 2012).  

    L’ADMD accompagnera la sortie de ce film ainsi que la parution, le 1er octobre 2015, du nouveau livre de Noëlle Châtelet intitulé Suite à la Dernière Leçon (éditions Le Seuil).

    Ainsi, les délégués de l’ADMD recevront ces prochains jours par la Poste un dossier de presse et par courriel des informations
     qui leur permettront, dans la délégation qui leur a été confiée, d’organiser des projections.
    Ce film accompagnera brillamment les débats sur la fin de vie.

    Pour mémoire, retrouvez ICI la liste du comité d’honneur de l’ADMD.
    la_derniere_lecon___affiche__00000002_.jpg Affiche du film  (3.12 Mo)
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  • Gommer de la mémoire … ?

    Dans le bocage normand, nous avançons péniblement dans la fange qui colle au caoutchouc des chars. La journée du 6 juin a été très éprouvante. Les paras, dans la nuit noire, sont souvent tombés dans l’enfer poisseux et gluant des marais. Des coulées bavent sous leurs vêtements, ont empli leurs casques ; ceux qui portent des lunettes doivent progresser à l’aveuglette. Les blessés – ceux qui le peuvent encore – avancent à tâtons, ralentis par la boue qui sèche sur les pantalons et dans les rangers.
    Même leurs larmes s’épaississent sous la crasse omniprésente. Beaucoup de ces G.I., supermen fantomatiques, pleurent en effet, tentent de gommer les souvenirs les plus tendres de leurs vies de jeunes hommes, presque des teenagers, en famille dans la grande ville ou dans le ranch.
    Les chenilles des AMX pataugent dans les eaux croupies, avec un bruit lancinant de succion et d’aspiration. Une image me vient, celle de ma mamma, italienne de souche ; elle touille longuement la polenta que nous dégusterons religieusement. Je dois chasser immédiatement ce souvenir : attention à la crise de nerfs, qui peut me rendre dangereux envers mes compagnons …
    Un jour, à l’école, le maître – farouche défenseur de la francophonie – nous donna un exercice. Il s’agissait d’inventer des néologismes français qui remplaceraient les anglicismes « envahisseurs ». Nous avons imaginé, pour le chewing-gum, le mot « mâchouillon ».
    Aujourd’hui, dans la gadoue, ce mâchouillon est le seul petit plaisir qui nous relie à notre monde …
    Tout cela pourra-t-il être gommé un jour ?
    Loïc
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  • À la suite de la publication de notre dernier texte (voir au 25 décembre), notre fille a "posté" sur FB (Facebook, ou Boubouk pour les intimes), le texte suivant, qu'elle nous autorise à publier ici.
    Nous le faisons avec plaisir.

    L'année a été difficile mais je souhaite adresser un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenus : En tout premier, Seb et Céline, pour leur présence dans les moments difficiles. Nono et Roundo, pour le bonheur de les connaître et l'amour que l'on partage. Mes parents, parce que même à 33 ans, rien ne vaut la chaleur du foyer. Les collègues de boulot qui me soutiennent. Les QI* et les copains d'impro, pour le bol d'air que vous me procurez. Et enfin un énorme merci à mon frère et à Lolo, pour être là, tout simplement... les autres (combien ai-je d'amis sur Boubouk?), je ne leur dis rien, mais alors rien de rien, ce serait trop d'honneur. Au revoir à une belle année de merde et que la suivante soit meilleure !

    * : "Quimper-Improvisation"
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  • A ceux qui m’aiment (et réciproquement)

    Une habitude venue du fond des âges
    Fait que chacun(e) éprouve l’envie ou le besoin
    De se souhaiter mutuellement
    Des vœux, de Noël ou autres, pour les croyants
    De Nouvelle Année, espérant toujours
    (l’espoir faisant vivre, et ceci restant à prouver),
    Que l’année nouvelle, ou le mois prochain,
    Ou la prochaine paie, ou le prochain patron, ou …
    Seront forcément meilleurs.
    Alors, allons-y : Oui, je vous la souhaite
    Bonne et Heureuse, la 2015 (« et la santé, surtout, hein ! »),
    « A ceux qui m’aiment », ai-je écrit en titre :
    Je n’évoque surtout pas ici les « amis » de Facebook (223, ou environ !)
    Ou autres miroirs trompe-l’œil.
    Je m’adresse ici à mes amis, au vrai sens du mot :
    A ceux, seulement, qui connaissent le vrai sens de ce mot,
    Et qui s’y reconnaîtront,
    Forcément.
    Les autres ? ceux que j’ai crus amis ? ceux qui y croient ?
    Je ne leur adresse rien, mais alors, rien de rien.
    L’indifférence et l’ignorance sont bien pires que les insultes et les affrontements.
    Je le sais, j’y étais.
    Tiens, c’est vrai, c’est Noël aujourd’hui !
    Alors, Bon Noël (on va tout de même faire un effort pour ceux qui croient au Ciel !)
    Meilleurs Vœux à toutes celles et ceux pour qui je compte, qu’ils croient à Ciel ou à Diable,
    Et surtout à tous ceux qui croient en eux-mêmes et revivent aujourd’hui.

     Kutimo venis de la profundoj

    Ke ĉiu sentas la envion bezono

    Deziri reciproke

    Salutojn, Kristnaskon alie, por kredantoj,

    Novan Jaron, ankoraŭ esperante

    (Espero donante vivon, sed tiu restas esti pruvita)

    La nova jaro la proksima monato,

    la proksima salajrtago la proksima estro, ...

    Ĉu nepre pli bone.

    Do, mi deziras al vi

    Feliĉan, 2015 ("sano kaj, ĉefe, he?")

    "Al tiuj, kiuj amas min," mi skribis en la titolo:

    Mi certe ne tie elvokas la "amikojn" de Facebook (223, proksimume!)

    aliaj Sham speguloj.

    Mi adresas ĉi al miaj amikoj, en la vera senco de la vorto:

    Al tiuj nur kiuj konas la veran signifon de la vorto,

    Kaj rekonos sin,

    Devige.

    La aliaj? tiuj mi pensis amikojn? kredantojn?

    Mi ne tute turni al ilin, sed tiam, neniu nenio.

    Indiferenteco kaj nescio estas multe pli malbone ol insultoj kaj alfrontoj.

    Mi scias, mi estis tie.

    Nu, estas vere, ĝi estas Kristnasko hodiaŭ!

    Do Feliĉan Kristnaskon (estos ankoraŭ strebi al la kredantoj en la ĉielo!)

    Bondezirojn al ĉiuj tiuj, por kiuj mi rigardas, oni kredas je ĉielo infero,

    Kaj speciale al ĉiuj tiuj, kiuj kredas pri si mem kaj revivas hodiaŭ.
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  •  



    Rêve d’enfance …
    Parfois, un paquebot faisait escale au « Pordeu » (le port de commerce de Brest), pour une visite touristique de la région, et je m’attardais, oubliant souvent l’heure, devant les passerelles, les bastingages où passaient de beaux messieurs en livrées d’un blanc immaculé : les stewarts.
    Je jouais à deviner le pays d’origine du navire, observant l’allure et les visages de ces hommes, puis du nom sur la coque, et enfin (mais trop facile !) le pavillon arboré à la poupe.
    Comme beaucoup d’enfants nés dans un port, je rêvais de la mer, tel Marius dans la trilogie de Pagnol, et l’imagination m’aidait bien rapidement à être dans la peau d’un de ces stewarts au zèle professionnel, au service de personnes fortunées, qui passaient leur vie à bord, traversant les mers du globe. Et, bien évidemment, j’étais royalement reçu, dans les ports les plus prestigieux … Enfin, je ne pouvais pas résister – et ne le tentait d’ailleurs pas - au prestige de l’uniforme !
    Or : Je me souviens qu’un jour nous devions, en classe de CM2, évoquer la
    profession de nos rêves. Aussitôt, j’avais répondu : « Stévard ! », ignorant la prononciation anglaise. Le maître, bien sûr, avait souri … Je corrigeai donc immédiatement le tir en m’exclamant : « Non ! instituteur ! »
    Et le maître de rire : « Ah, ce n’est pas la même chose, dis donc ! » Dès lors, stewart devint la profession du rêve, et instituteur celle de la sagesse …
    Loïc, juin 2006
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